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Chapitre 13

Le Troisième Secret Entièrement Révélé

       Si, comme c'est le cas, semble-t-il — et comme le croient des millions de Catholiques responsables — le Troisième Secret comporte autre chose qu'une vision ambiguë d'«un Evêque vêtu de Blanc» sans aucune explication de Notre-Dame de Fatima sur la manière de l'interpréter, alors en quoi consisterait la partie manquante du Secret? Nous avons déjà suggéré une réponse. Dans ce chapitre, nous développerons la réponse quelque peu détaillée.

Tous les témoins sont d'accord

       Le témoignage de chaque témoin particulier qui a parlé de la question mène à une conclusion unique: la partie manquante du Troisième Secret de Fatima prédit une perte catastrophique de la foi et de la discipline dans le milieu humain de l'Eglise — c'est, en bref, une grande apostasie. Rappelons à ce sujet, les témoignages déjà présentés au Chapitre 4.

Le Pape Pie XII

       Je suis tracassé par les messages de la Sainte Vierge à Lucie de Fatima. Cette insistance de Marie sur les dangers qui menacent l'Eglise est un divin avertissement contre le suicide par l'altération de la Foi, dans Sa liturgie, Sa théologie et Son âme.

Le Père Joseph Schweigl

       Je ne peux rien révéler de ce que j'ai appris à Fatima concernant le Troisième Secret, mais je peux dire qu'il est en deux parties: l'une concerne le Pape; l'autre, logiquement (bien que je ne doive rien dire) devrait être la continuation des paroles: «Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi.»

Le Père Fuentes

       Le 26 décembre 1957, avec imprimatur et approbation de l'évêque de Fatima, le Père Fuentes a publié les révélations suivantes de Sœur Lucie concernant le Troisième Secret:

       Père, la Très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait cas de Son message, ni les bons ni les mauvais. Les bons continuent leur chemin, mais sans faire cas du message. Les mauvais, ne voyant pas tomber sur eux actuellement le châtiment de Dieu, continuent leur vie de péché sans soucier du message. Mais, croyez-moi, Père, Dieu va châtier le monde et ce sera d'une manière terrible. Le châtiment céleste est imminent.

       Que manque-t-il, Père, pour 1960 et qu'arrivera-t-il alors? Ce sera bien triste pour tous, nullement réjouissant si auparavant le monde ne prie pas et ne fait pas pénitence. Je ne peux donner d'autres détails puisque c'est encore un secret. ...

       C'est la troisième partie du message de Notre-Dame qui restera secrète jusqu'à cette date de 1960.

       Dites-leur, Père, que la Très Sainte Vierge, plusieurs fois, aussi bien à mes cousins François et Jacinthe qu'à moi-même nous a dit que beaucoup de nations disparaîtront de la surface de la terre, que la Russie sera l'instrument du châtiment du Ciel pour le monde entier si nous n'obtenons pas auparavant la conversion de cette pauvre nation (...).

       Père, le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge, et comme il sait ce qui offense le plus Dieu et qui en peu de temps lui fera gagner le plus grand nombre d'âmes, il fait tout pour gagner les âmes consacrées à Dieu, car de cette manière il laisse le champ des âmes désemparé, et ainsi il s'en emparera plus facilement.

       Ce qui afflige le Cœur Immaculé de Marie et celui de Jésus, c'est la chute des âmes religieuses et sacerdotales. Le démon sait que les religieux et les prêtres, en manquant à leur belle vocation, entraînent de nombreuses âmes en enfer … Le démon vuet s'emparer des âmes consacrées; il essaie de les corrompre pour endormir les autres dans l'impénitence finale.

Le Père Alonso

       Avant sa mort en 1981, le Père Joaquin Alonso, qui pendant seize ans fut archiviste officiel de Fatima, attesta ce qui suit:

       Il est donc tout à fait probable que le texte [du troisième Secret] fasse des allusions concrètes à la crise de la foi de l'Eglise et à la négligence des Pasteurs eux-mêmes. Il parle plus loin de «luttes intestines au sein même de l'Eglise même et de graves négligences pastorales de la haute Hiérarchie ...»1

       … dans la période qui précède le grand triomphe du Cœur de Marie se produiront des choses terribles qui sont l'objet de la troisième partie du Secret. Lesquelles? Si «Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi,» … on peut en déduire en toute clarté que dans d'autres parties de l'Eglise, ces dogmes ou bien vont s'obscurcir, ou bien même se perdre.2

       Le texte inédit parle-t-il de circonstances concrètes? Il est fort possible qu'il ne parle pas uniquement d'une véritable crise de la foi dans l'Eglise pendant cette période intermédiaire, mais que, comme par exemple le fait le secret de La Salette, il y ait des références plus concrètes aux luttes intestines des Catholiques ou aux défaillances des prêtres et des religieux. Peut-être même y a-t-il référence aux défaillances de la haute Hiérarchie de l'Eglise.

       Rien de tout cela, du reste, n'est étranger à d'autres communications qu'a eues Sœur Lucie sur ces points3.

Le Cardinal Ratzinger

       Parce que, selon le jugement des Papes, cela n'ajoute rien d'autre à tout ce qu'un Chrétien doit savoir la Révélation: un appel radical à la conversion, le gravité absolue de l'histoire, les périls qui menacent la foi et la vie du Chrétien, et donc du monde. Et puis l'importance des derniers temps. … Si on ne le publie pas, — du moins pour le moment —, c'est pour éviter de voir confondre la prophétie religieuse avec le sensationnalisme. Mais les choses contenues dans ce Troisième Secret correspondent à ce qu'annonce l'Ecriture et sont confirmées par beaucoup d'autres apparitions mariales, à commencer par celles mêmes de Fatima, dans ce qu'on en connaît4. (11 novembre 1984)

L'Evêque Amaral

       Son contenu, ne concerne que notre foi. Identifier le Secret avec des annonces catastrophiques ou avec un holocauste nucléaire, c'est déformer le sens du message.

       La perte de la foi d'un continent est pire que l'anéantissement d'une nation; et il est vrai que la foi diminue continuellement en Europe5.

       Il est important de noter que, participant à la tentative générale de dissimuler et de taire la vérité sur Fatima, l'Evêque Amaral subit des pressions pour retirer ses remarques peu de temps après eux ont été faits. Mais ensuite, dix ans plus tard, et alors à la retraite en toute sécurité, l'évêque, fortuitement, a réaffirmé son témoignage à l'occasion d'une interview publique en 1995, ajoutant un trait capital de preuve: «Avant d'affirmer à Vienne (en 1984) que le Troisième Secret concernait seulement notre Foi et la perte de la Foi, j'avais consulté Sœur Lucie et obtenu d'abord son approbation6.» Donc Sœur Lucie a confirmé elle-même, indirectement, une fois encore, que le Troisième Secret de Fatima, véritable et complet, prédit l'apostasie dans l'Eglise.

Le Cardinal Oddi

       Il [le Troisième Secret] n'a rien à voir avec Gorbachev. La Sainte Vierge nous alertait contre l'apostasie dans l'Eglise.

Le Cardinal Ciappi

       A ces témoins, nous devons en ajouter deux autres. Le premier est le Cardinal Mario Luigi Ciappi, rien moins que le théologien personnel du Pape Jean-Paul II. Dans une communication personnelle à un Professeur Baumgarter de Salzbourg, le Cardinal Ciappi a révélé que:

       Dans le Troisième Secret, il est prédit, entre autres choses, que la grande apostasie dans l'Eglise commencera au sommet7.

Le Père Valinho

       Puis, il y a le Père José dos Santos Valinho, le propre neveu de Sœur Lucie. Dans un livre de Renzo et Roberto Allegri intitulé Reportage su Fatima [Milan 2000], publié — assez providentiellement — très peu avant la révélation de la vision du Troisième Secret et la publication de TMF de Ratzinger/Bertone, le Père Valinho a exprimé le point de vue que le Troisième Secret prédit l'apostasie dans l'Eglise8.

       Bref, chacun des témoins, en fin de compte, même le Cardinal Ratzinger en 1984, est parvenu à la même affirmation: le contenu du Troisième Secret de Fatima se rapporte à une crise de la foi dans l'Eglise Catholique, une apostasie avec de graves conséquences pour le monde entier. Pas un seul témoin n'a jamais nié que ce soit l'annonce du Troisième Secret. Sœur Lucie n'a jamais corrigé aucun de ces témoignages, alors que toute sa vie elle n'a jamais hésité à corriger ceux qui dénaturaient le contenu du Message de Fatima.

Le Pape Jean-Paul II a Deux Fois
Révélé l'Essence du Secret

       Comme si tout cela ne suffisait pas, à deux reprises, dans ses propres sermons à Fatima, le Pape Jean-Paul II lui-même a confirmé le contenu essentiel du Troisième Secret. Apparemment, le Pape Jean-Paul II nous a dit les éléments essentiels du Troisième Secret dans son sermon à Fatima le 13 mai 1982, ainsi que dans son sermon pendant la cérémonie de Béatification de la Bienheureuse Jacinthe Marto et du Bienheureux François Marto à Fatima le 13 mai 2000.

       Dans la première circonstance, le Pape a demandé dans son sermon: «La Mère qui, avec toute la force de l'Amour qu'Elle porte au Saint-Esprit et désire le salut de chacun, peut-Elle demeurer silencieuse quand Elle voit sapées les bases mêmes du salut de ses enfants?» Puis, le Pape a répondu à sa propre question: «Non, Elle ne peut rester silencieuse.» Ici, le Pape lui-même nous dit que dans le Message de Fatima, Notre-Dame nous avertit que les bases mêmes de notre salut sont en train d'être sapées. Remarquez le parallèle frappant entre ce témoignage et celui du Pape Pie XII qui parlait du suicide par l'altération de la Foi dans la liturgie et la théologie de l'Eglise, dans Son âme même.

       Puis le 13 mai 2000, le Pape dans son sermon, pendant la cérémonie de Béatification a donné aux fidèle l'avertissement suivant:

       «Un autre signe apparut dans le Ciel: regardez, un grand dragon rouge.» (Apoc. 12:3) Ces paroles de la première lecture de la Messe nous font penser à la grande lutte entre le bien et le mal, montrant comment, si l'homme met Dieu de côté, il ne peut parvenir au bonheur, mais finit par se détruire. …

       Le Message de Fatima est un appel à la conversion, avertissant l'humanité de n'avoir rien de commun avec le «dragon» dont «la queue a balayé le tiers des étoiles du Ciel et les a attirées sur la terre.» (Apoc. 12:4)

       Le but final de l'homme est le Ciel, sa vraie patrie où le Père Céleste, avec Son amour miséricordieux, attend chacun. Dieu ne veut la perte de personne; c'est pourquoi il y a 2 000 ans, il a envoyé Son Fils sur la terre «pour chercher et sauver ce qui était perdu.» (Lk. 19:10)

       Dans Sa sollicitude maternelle, la Sainte Vierge est venue ici à Fatima pour demander aux hommes et aux femmes «d'arrêter d'offenser Dieu, Notre-Seigneur, qui est déjà trop offensé.» C'est une tristesse de mère qui La pousse à parler; la destinée de Ses enfants est en jeu. Pour cette raison, Elle demande aux petits bergers: «Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs; beaucoup d'âmes vont en enfer, parce que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles

       Nous avons déjà noté que Sa Sainteté a cité le Chapitre 12, versets 3 et 4 du Livre de l'Apocalypse et que la référence de ces versets, d'après l'interprétation commune, signifie que un tiers du Clergé Catholique tombe de sa position élevée par la perte de la foi et la corruption morale — et nous voyons certainement l'un et l'autre dans le Clergé d'aujourd'hui. Remarquez l'exacte coïncidence entre le sermon du Pape et l'avertissement de Sœur Lucie au Père Fuentes: «Le démon sait que les religieux et les prêtres qui abandonnent leur belle vocation entraînent beaucoup d'âmes en enfer.»

       Il semble donc parfaitement clair que le Pape Jean-Paul II essayait de nous dire que le Troisième Secret se rapporte à la grande apostasie prédite dans la Sainte Ecriture. Pourquoi le Pape n'a-t-il pas dit ces choses directement et explicitement, mais plutôt de manière en quelque sorte cachée, en un langage que saisiraient seulement les plus savants? Le Pape essayait-il de faire signe aux plus astucieux sur ce qui, dans sa pensée, allait être bientôt révélé c'est-à-dire l'ensemble du Troisième Secret? Comme les choses se sont présentées, nous n'avons reçu que la vision d'«un Evêque vêtu de Blanc» et le prétendu «commentaire» dans TMF. Peut-être le Pape a-t-il reconnu la force de résistance posée par le Cardinal Sodano et ses collaborateurs et a-t-il espéré pouvoir au moins révéler dans son sermon l'essentiel du Secret dans l'espoir que, tôt ou tard, toute la vérité éclaterait. Peut-être le Pape n'a-t-il pas le sentiment de pouvoir parler librement, précisément parce qu'il s'était laissé entourer par des clercs, religieux, évêques et cardinaux qu'il a maintenant découverts peu fiables, mais qu'il sent ne pas pouvoir remplacer, qui sont encore en fonction et qui sont sapent la Foi, qui sont partie de ce tiers des âmes consacrées destituées par le démon de leur haute dignité. Peut-être le Pape ou bien ne sait pas qui ils sont ou bien il le sait mais ne pense pas pouvoir faire une déclaration publique et survivre longtemps après. (Nous rappelons ici la mort subite du Pape Jean-Paul I.) Quelle qu'en soit la raison, le Pape ne parle pas très clairement — pourtant assez clairement pour qu'on puisse discerner ce qu'il veut dire. Comme l'a dit Jésus à Ses disciples dans une circonstance: «Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende.»

       Donc, non seulement tous les témoins depuis le futur Pape Pie XII dans les années 1930, en passant par le propre neveu de Sœur Lucie en l'an 2000, sont unanimes sur ce point, mais le Pape régnant ajoute sa propre voix à la leur: Le Troisième Secret prédit une vaste perte de la foi et une déchéance de la grâce parmi le Clergé Catholique à différents échelons.

       Or les deux premières parties du Secret de Fatima ne disent absolument rien sur l'apostasie dans l'Eglise. De même, la partie de la vision du Troisième Secret, concernant «un Evêque vêtu de Blanc» ne dit absolument rien sur une apostasie. Si tous les témoins disent que le Troisième Secret parle d'une apostasie dans l'Eglise, et que pourtant ces parties du Message de Fatima révélées jusqu'à présent, y compris la vision d'«un Evêque vêtu de Blanc,» n'en disent rien, la conclusion inévitable est que quelque partie du Troisième Secret a été occultée. Que dit en fait cette partie?

       En premier lieu, il faut logiquement commencer par l'expression révélatrice que les dignitaires du Vatican se sont bien efforcés de minimiser et de garder dans l'ombre, comme si c'était une simple note au Message de Fatima: «Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc.» Cette expression est la seule référence évidente à une apostasie prochaine, dans les parties publiées du Message (cependant, nous nous hâtons d'ajouter que, même sans cette expression, il serait encore clair, à partir de toutes les preuves, que le Troisième Secret se réfère à une apostasie dans l'Eglise). Ici, et seulement ici, la partie révélée du Message intégral de Fatima touche à la question des dogmes de la Foi, et comment ils seront préservés au Portugal.

       Quelle serait l'intention de Notre-Dame en mentionnant la préservation du dogme au Portugal, sinon de nous avertir que le dogme n'allait pas être préservé ailleurs dans l'Eglise? Et comme nous l'avons suggéré plus haut, le «ailleurs» est sans doute développé dans les paroles comprises dans le «etc.» de Sœur Lucie.

       Etant donné que la vision publiée le 26 juin 2000 ne contient pas de paroles supplémentaires de Notre-Dame, on peut seulement conclure que les paroles de Notre-Dame qui manquent se trouvent dans la «bande sonore,» pour ainsi dire, du Troisième Secret dans laquelle Notre-Dame expliquait la vision. La vision, semble-t-il, est le résultat final de cette perte catastrophique de la Foi: Le Pape et la hiérarchie restante sont pourchassés et tués aux portes de la ville de Rome à demi ruinée, peut-être (nous ne pouvons que le conjecturer puisque les mots de Notre-Dame manquent) après un holocauste nucléaire.

       En vérité, cela correspond parfaitement à l'aveu du Cardinal Ratzinger en 1984: le Troisième Secret se réfère aux «périls qui menacent la foi et la vie du Chrétien, et donc du monde.» Au niveau figuratif, les cadavres qui entourent le Pape sur son parcours hésitant vers la colline, où il est exécuté par les soldats, représenteraient les victimes de l'apostasie, et la cité à demi ruinée, la condition de l'Eglise durant ce temps d'apostasie.

La Plus Grande de Toutes les Menaces:
La Perte du Dogme Catholique

       Quand la Mère Angelica déclarait à la télévision nationale le 16 mai 2001 qu'elle croit que «nous n'avons pas eu le tout» [c'est-à-dire tout le Troisième Secret] parce que «je pense que c'est effrayant,» elle avait sûrement raison. Il n'y a rien de plus effrayant que le danger d'une vaste perte de la Foi dans l'Eglise, surtout quand le danger émane «du sommet» comme l'a dit le Cardinal Ciappi, le propre théologien personnel du Pape, à propos du Troisième Secret. Le résultat de ce danger, s'il n'est pas détourné, sera la damnation éternelle de millions d'âmes. Et qui sait combien déjà ont été perdues, faute des avertissements salutaires et des conseils du Troisième Secret?

       La vison publiée le 26 juin, cependant, n'exprime absolument rien de si effrayant. La vision, en fait, n'exprime rien d'assez terrible pour que le Vatican l'ait gardé sous clef pendant quarante ans. En fait, le Cardinal Ratzinger voudrait nous faire croire que le Troisième Secret, tel que représenté par la vision seule, ne contient «pas de grandes surprises.» C'est parce que les surprises suivent la conclusion encore cachée de l'expression: «Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc.» — encore une fois, l'expression même que le «commentaire» du Cardinal a enlevé du texte intégral des paroles de Notre-Dame dans le Quatrième Mémoire de Sœur Lucie.

       Or, quand le Pape a dit que «les bases mêmes de notre salut sont sapées» dans son discours de Fatima en 1982, il a certainement voulu parler de la sape de la Foi Catholique. Nous savons ceci de l'enseignement constant de l'Eglise Catholique. Par exemple, le Credo d'Athanase dit «Quiconque veut être sauvé doit adhérer avant tout à la Foi Catholique. Il doit préserver cette foi entière et inviolée; autrement très certainement il périra dans l'éternité.» Le fondement de notre salut appartient à l'Eglise Catholique et tient à notre Foi Catholique entière et inviolée. La perte de cette base doit être ce qui est concerné par le Troisième Secret. Tous les témoins le disent, le Pape Jean-Paul II le dit, et aussi le dit l'expression révélatrice «Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc.»

       Comme Notre-Seigneur nous en a avertis: «Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme éternelle?» Si quelqu'un perd son âme à cause de la nouvelle orientation de l'Eglise, du Nouvel Ordre Mondial, de l'Unique Religion Mondiale, ou de la promesse de la paix et de la prospérité dans le monde, cela ne lui sert de rien, car il brûlera en enfer pour toute l'éternité. Pour cette seule raison, le Troisième Secret est pour nous d'une importance vitale. Il est d'importance primordiale, puisqu'il concerne le salut de notre propre âme individuelle. Il concerne aussi le salut de l'âme du Pape, des Cardinaux, des évêques, des prêtres et en vérité de toute personne vivante. Le Troisième Secret concerne donc tout homme, toute femme et tout enfant sur la face de la Terre, et particulièrement les Catholiques.

       Nous rappelons encore qu'en 1984 le Cardinal Ratzinger a reconnu que si le Secret n'était pas publié «au moins pour le moment,» c'était pour «éviter de confondre prophétie religieuse et sensationnalisme» — cri lointain par rapport à sa déclaration actuelle qui, selon la Ligne du Parti de Sodano, donne pour point culminant du Troisième Secret la tentative d'assassinat manqué de 1981. De plus, le Troisième Secret est une prophétie qui a commencé à se réaliser en 1960, l'année où Sœur Lucie dit que ce sera beaucoup «plus clair» (mais claro). Comme le fait remarquer Frère Michel, une prophétie qui commence à se réaliser devient évidemment beaucoup plus claire. C'est donc une prophétie qui nous parle de notre temps. C'est un avertissement affectueux de la part de Notre-Dame, et aussi des conseils sur la manière de faire face au danger clair et actuel dans l'Eglise.

       Maintenant examinons de plus près l'essence du Troisième Secret. Comme l'a reconnu il y a dix-huit ans le Cardinal Ratzinger — une fois de plus, avant l'intervention de la Ligne du Parti de Sodano sur Fatima — le Troisième Secret concerne tout d'abord les dangers pour la Foi. Saint Jean nous dit ce qui est victorieux du monde: il dit que c'est notre foi. Afin donc que le monde soit plus fort que l'Eglise, il faut d'abord qu'il soit vainqueur de notre foi de Catholiques.

       L'essence du Troisième Secret concerne donc les efforts du monde pour vaincre notre Foi Catholique. Comme nous l'avons amplement démontré dans les chapitres précédents, les forces du monde ont dirigé depuis 1960 un assaut majeur sur la Foi Catholique. C'est absolument indiscutable, vu les preuves accablantes que nous n'avons fait ici qu'esquisser.

       Plus particulièrement encore, le Secret concerne le dogme de la Foi. Notre-Dame de Fatima a parlé sur le dogme de la Foi toujours préservé au Portugal, pas simplement «la Foi.» Pourquoi Notre-Dame a-t-Elle attiré l'attention sur le dogme catholique? C'est clair. Elle l'a fait parce que le Secret est une prophétie qui annonce que le dogme catholique, spécifiquement, serait la cible de ceux qui attaqueraient l'Eglise de l'intérieur et de l'extérieur. Comme nous en avertissait Notre-Seigneur Lui-Même dans l'Ecriture Sainte: «Car il se lèvera de faux Christs et de faux prophètes qui montreront des signes et des merveilles pour séduire, s'il était possible, même les élus.» (Marc 13:22) Comme le montre la crise arienne, même des prêtres et des évêques peuvent être au nombre des faux prophètes. Nous pouvons citer ici la célèbre description de cette époque de l'histoire de l'Eglise par le Cardinal Newman: «Les relativement rares qui restèrent fidèles furent discrédités et exilés; les autres étaient soit des trompeurs soit des trompés.» Dans de telles périodes de crise, les Catholiques doivent adhérer aux dogmes de la Foi.

       Qu'est-ce que le dogme? Le dogme est ce qui a été infailliblement défini par l'Eglise. Le dogme est ce que les Catholiques doivent croire afin d'être Catholiques. Les dogmes de la Foi sont ce qui est contenu dans les définitions solennelles infaillibles du Magistère — c'est-à-dire le Pape seul, parlant d'une manière qui oblige clairement l'Eglise Universelle à croire ce qu'il prononce, ou un Concile œcuménique de tous les évêques catholiques sous la présidence du Pape qui fait le même genre de déclarations contraignantes, ou les enseignements du Magistère Ordinaire et Universel de l'Eglise.

       Que faut-il entendre par définition infaillible du dogme? Le mot infaillible signifie qui «ne peut faillir.» Par conséquent, les définitions de la Foi, solennellement définies par l'Eglise, ne peuvent faillir. Nous savons ce qu'est la Foi, ce que sont les dogmes de la Foi, au moyen de définitions infaillibles. Si nous croyons et tenons ferme à ces définitions infaillibles, alors nous ne pouvons nous tromper sur ces sujets ainsi définis.

       Comment savons-nous qu'un sujet a été défini infailliblement comme article de Foi Catholique? Nous le savons par la manière dont l'enseignement est présenté.

Quatre Sources de l'Enseignement Infaillible

       L'enseignement de l'Eglise se présente à nous infailliblement de quatre manières principales:

       D'abord, par la promulgation de credos par le Pape et les Conciles œcuméniques qui produisent un résumé de ce que doivent croire les Catholiques afin d'être Catholiques.

       Deuxièmement, au moyen de solennelles définitions avec des expressions telles que «Nous déclarons, prononçons et définissons» ou quelque formule similaire indiquant que le Pape ou le Pape en union avec un concile œcuménique ont clairement l'intention d'obliger toute l'Eglise à croire à l'enseignement. De telles définitions sont habituellement accompagnées d'anathèmes (condamnations) contre ceux qui nieraient d'une manière ou d'une autre l'enseignement défini.

       Troisièmement, les définitions du Magistère Ordinaire et Universel, c'est-à-dire l'enseignement constant de l'Eglise d'une manière «ordinaire,» toujours et partout, même si l'enseignement n'est jamais solennellement défini par des mots tels que «Nous déclarons, prononçons et définissons ...» (Un exemple en est l'enseignement constant de l'Eglise, dans toute Son histoire, que la contraception et l'avortement sont gravement immoraux).

       Quatrièmement, il y a des jugements définitifs du Pape, habituellement des propositions condamnées, c'est-à-dire, ces propositions qu'il est interdit à un Catholique de croire. Quand un Pape, ou un Pape en union avec un Concile, condamne solennellement une proposition, nous pouvons savoir infailliblement qu'elle est contraire à la Foi Catholique.

       Un exemple de credo: la Profession de Foi promulguée par le Concile de Trente. Nous le présentons ici, disposé de manière pratique, sous forme de points, avec le texte non modifié:

  • Je N., crois d'une ferme foi, et confesse tous et chacun, les articles qui sont contenus dans le Symbole de la foi, dont se sert la sainte Eglise romaine, comme il s'ensuit:
  • Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles, et
  • un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, et né du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu du vrai Dieu, engendré et non fait consubstantiel au Père, par lequel toutes choses ont été faites;
  • qui, pour l'amour de nous hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, et a vris chair de la vierge Marie, par la vertu du Saint-Esprit, et s'est fait homme;
  • qui a été aussi crucifié pour nous, sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli;
  • Qui est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures, et est monté au ciel;
  • Est assis à la droite du Père, et viendra une seconde fois avec gloire juger les vivants et les morts; duquel le règne n'aura point de fin;
  • Et au Saint-Esprit Seigneur et vivifiant, qui procède du Père et du Fils, qui, avec le Père et le Fils, est conjointement adoré et glorifié, qui a parlé par les prophètes;
  • Et l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique.
  • Je reconnais un seul baptême pour la remission des péchés, et j'attends la résurrection des morts, et la vie du siècle à venir. Ainsi soit-il.
  • J'admets et j'embrasse fermement les traditions apostoliques et ecclésiastiques, et toutes les autres observations et constitutions de la même Eglise;
  • De plus j'admets la sainte Ecriture, selon le sens que tient et a tenu la sainte mère Eglise, à qui il appartient de juger du véritable sens et de la véritable interprétation des saints Ecritures, et je ne l'entendrai ni ne l'interpréterai jamais autrement que suivant le consentement unanime des SS. Pères.
  • Je confesse aussi qu'il y a proprement et véritablement sept sacrements de la nouvelle loi, institués par Jésus-Christ Notre-Seigneur, et pour le salut du genre humain, quoi-que tous ne soient pas nécessaires à chacun;
  • C'est à savoir: le baptême, la confirmation, l'Eucharistie, la pénitence, l'extrême-onction, l'ordre et le mariage, qui confèrent tous la grâce, et entre lesquels le baptême, la confirmation et l'ordre ne peuvent être réitérés sans sacrilège.
  • Je reçois et admets aussi les usages de l'Eglise Catholique, reçus et approuvés dans l'administration solennelle des susdits sacrements.
  • Je reçois et j'embrasse toutes et chacune les choses qui ont été définies et déclarées dans le saint Concile de Trente, touchant le péché originel et la justification.
  • Je confesse pareillement que le véritable sacrifice, propre et propitiatoire, est offert dans la messe pour les vivants et pour les morts; et que dans le très-saint sacrement de l'Eucharistie est véritablement, réellement et substantiellement le corps et le sang, ensemble avec l'âme et la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, et qu'il se fait une conversion de toute la substance du pain en son corps, et de toute la substance du vin en son sang, lequel changement l'Eglise Catholique appelle transsubstantiation.
  • Je confesse aussi que Jésus-Christ tout, et entier, et le véritable sacrement, est reçu sous l'une ou sous l'autre des deux espèces.
  • Je tiens constamment qu'il y a un purgatoire, et que les âmes qui y sont détenues sont aidées par les suffrages des fidèles.
  • Semblablement aussi que les saints qui règnent avec Jésus-Christ doivent être honorés et invoqués, et qu'ils offrent leurs prières à Dieu pour nous; et que leurs reliques doivent être honorées.
  • Je tiens très-fermement que les images de Jésus-Christ et de la Mère de Dieu, toujours vierge, aussi bien que des autres saints doivent être gardées et retenues, et qu'il leur faut rendre l'honneur et la vénération convenable.
  • J'assure aussi que la puissance des indulgences a été laissée par Jésus-Christ dans l'Eglise, et que leur usage est très-salutaire au peuple chrétien.
  • Je reconnais l'Eglise romaine, catholique et apostolique, pour la mère et la maîtresse de toutes les églises.
  • Et je jure et promets une véritable obéissance au pontife romain, vicaire de Jésus Christ, successeur de saint Pierre, prince des apôtres.
  • Je confesse et reçois aussi sans aucun doute toutes les autres choses laissées par tradition, définies et déclarées par les saints canons et par les conciles oecuméniques, et particulièrement par le saint et sacré Concile de Trente; et pareillement aussi:
  • Je condamne, je rejette et anathématise toutes les choses contraires et toutes les hérésies, quelles qu'elles soient, qui ont été condamnées, rejetées et anathématisées dans l'Eglise.
  • Cette foi véritable et catholique, hors laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de mon plein gré, et que je tiens véritablement, je, N., jure, promets et m'engage de la tenir et professer, avec le secours de Dieu, constamment et inviolablement en son entier, jusqu'au dernier soupir de ma vie; et que j'aurai soin, autant qu'il sera en moi, qu'elle soit prêchée, enseignée en gardée par ceux qui dépendront de moi, ou par ceux qui en vertu de mon emploi seront commis en mon soin. Ainsi Dieu me soit en aide, et ces saints Evangiles de Dieu.

       Quant aux définitions solennelles et infaillibles du dogme Catholique, voici un exemple récent: la Lettre Apostolique du Pape Pie XI, Ineffabilis Deus (1854), définissant infailliblement le dogme de l'Immaculée Conception de Marie:

       Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu'elle doit être crue fermement et inviolablement par tous les fidèles. C'est pourquoi, si quelqu'un avait la présomption, ce qu'à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu'il apprenne et qu'il sache que, condamné par son propre jugement, il aurait souffert naufrage dans la foi et cessé d'être dans l'unité de l'Eglise; et que, de plus, il encourt par le fait même les peines de droit, s'il ose exprimer ce qu'il pense de vive voix ou par écrit, ou de toute autre manière extérieure que ce soit. (C'est nous qui soulignons)

       Donc, si quelqu'un ose — ce que Dieu défend! — penser autrement que ce qui a été défini par Nous, qu'il sache et comprenne qu'il est condamné par son propre jugement, qu'il a sombré dans sa foi, qu'il s'est séparé de l'unité de l'Eglise et que, en outre, par sa propre action, il encourt les peines établies par la loi s'il ose exprimer verbalement ou par écrit ou par tout autre moyen extérieur les erreurs qu'il porte en son cœur. (c'est nous qui soulignons)

       Nous rappelons ici que dans TMF le Cardinal Ratzinger sapait indiscutablement ce dogme — et le Message de Fatima — en osant déclarer que «Le “cœur immaculé” est, selon Mt. 5:8, un cœur qui, à partir de Dieu, est parvenu à une parfaite unité intérieure et donc “voit Dieu”» par conséquent. Non, non et non! Le «Cœur Immaculé» n'est pas «un» cœur, mais le Cœur — le seul et unique Cœur — de la Bienheureuse Vierge Marie, Qui est le seul être purement humain Qui fut conçu sans le Péché Originel et Qui, pendant Sa vie glorieuse sur cette terre, n'a jamais commis le moindre péché personnel.

       Et voilà enfin la proposition condamnée. Un premier exemple en est le Syllabus des Erreurs du Bienheureux Pie IX, dans lequel ce grand Pape énumérait les nombreuses erreurs du libéralisme sous la forme de propositions qu'il condamnait solennellement, définitivement et infailliblement, comme erreurs contre le Foi10, y compris la proposition #80, que nous avons mentionnée précédemment: «Le Pontife romain peut et doit se réconcilier et faire un compromis avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne.»

       Comme nous l'avons montré, le Cardinal Ratzinger, ici également, a cherché à saper l'enseignement précédent de l'Eglise, en nous disant que l'enseignement de Vatican II était un «contresyllabus,» c'est-à-dire «un essai de réconciliation officielle avec la nouvelle ère inaugurée en 1789» et un effort pour corriger ce qu'il osait appeler «la partialité de la position adoptée par l'Eglise sous le Bienheureux Pie IX et Saint Pie X en réponse à la situation créée par la nouvelle phase de l'histoire inaugurée par la Révolution Française ...11» Pour rendre encore plus explicite son refus de l'enseignement solennel, infaillible du Bienheureux Pape Pie IX, le Cardinal Ratzinger déclare que, au Concile Vatican II, «l'attitude de réserve critique envers les forces qui ont laissé leur empreinte sur le monde moderne doit être remplacée par une entrée en dialogue avec leur mouvement12.» Cette opinion du Cardinal Ratzinger contredit carrément l'enseignement du Bienheureux Pape Pie IX disant que l'Eglise ne doit pas «entrer en dialogue» avec «le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne.»

       Le dénigrement outrageant du dogme de l'Immaculé Conception par le Cardinal Ratzinger et son rejet arrogant du Syllabus comme «partial» dévoile le cœur même de la crise post-conciliaire de l'Eglise: un assaut contre les définitions infaillibles du Magistère.

       Or, la plupart du temps, cet assaut a été plutôt indirect. La définition infaillible n'est pas habituellement niée directement, mais plutôt sapée par la critique ou la «révision.» Les novateurs de l'Eglise ne sont pas assez stupides pour déclarer simplement que l'enseignement infaillible de l'Eglise est erroné. Et dans leurs prétendues «lumières», ces novateurs, probablement, pensent en fait qu'ils «approfondissent» et «développent» l'enseignement catholique pour le bien de l'Eglise — encore une fois, nous ne jugeons pas leurs motivations subjectives. Mais l'effet de leurs actes est évident: la sape des enseignements définis infailliblement par le Magistère.

       Autre exemple de cette sape: l'attaque du dogme que, hors de l'Eglise Catholique, il n'y a pas de salut. Le Credo tridentin, cité en entier ci-dessus le déclare: «Je garderai très constamment et professerai cette vraie Foi Catholique, hors de laquelle nul ne peut être sauvé ...» Au Chapitre 6, nous montrons comment, à maintes reprises, le Magistère a solennellement défini le dogme selon lequel il n'y a pas de salut hors de l'Eglise Catholique. Cependant, aujourd'hui ce dogme est nié et sapé par une «œcuménisme» qui déclare que ni les hérétiques protestants ni les schismatiques orthodoxes n'ont besoin de revenir à l'Eglise Catholique, parce que c'est une «ecclésiologie périmée13.» Et en beaucoup de lieux aujourd'hui, ce dogme est nié directement, et en d'autres lieux, il n'est pas directement nié, mais en pratique il disparaît par des attaques insidieuses, répétées et indirectes et, en conséquence, on n'y croit plus et dans ces lieux, on ne le suit plus.

       Indéniablement, depuis Vatican II, une nuée de nouvelles notions se sont répandues dans l'Eglise comme «développements» de la doctrine catholique, même si ces nouveautés, au moins implicitement (et parfois explicitement) contredisent et sapent les définitions infaillibles. L'idée, par exemple, que le document conciliaire Gaudium et Spes est un «contresyllabus» qui va à l'encontre des condamnations solennelles du Bienheureux Pie IX14 sape l'intégralité du Magistère infaillible. Un tel discours est un assaut contre la crédibilité même du service d'enseignement de l'Eglise et, finalement, un assaut contre le dogme catholique lui-même.

Il ne peut y avoir
Une «Nouvelle Compréhension» du Dogme Catholique

       Cette attaque post-conciliaire contre le dogme par la sape et la contradiction implicite ne peut se justifier comme «développement» ou «nouveau discernement» du dogme. Comme l'a enseigné solennellement le Concile Vatican I: «Car le Saint- Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils puissent révéler une nouvelle doctrine, mais pour qu'ils puissent, avec Son aide, garder comme sacrée la révélation transmise par les Apôtres et le dépôt de la Foi et qu'ils puissent le répandre fidèlement15

       De plus, selon l'enseignement de Vatican I, il ne peut y avoir de «nouveau discernement» de ce que l'Eglise a déjà défini infailliblement:

       Cette compréhension de ses dogmes sacrés doit être gardée perpétuellement, une fois que Notre Sainte Mère l'Eglise l'a déclarée, on ne doit jamais se départir de cette signification sous le prétexte d'un approfondissement16.

       C'est donc matière de Foi Catholique de croire que aucune nouvelle doctrine n'a été révélée par Dieu depuis la mort du dernier Apôtre, Saint Jean, et que aucune nouvelle compréhension de la doctrine n'est apparue à cause de Vatican II ou autrement.

       Par conséquent, cette «nouvelle» doctrine ou «contre»-doctrine dont nous avons tellement entendu parler depuis Vatican II, ne peut être que pseudo-doctrine. Pseudo-doctrine actuellement enseignée très subtilement. Quand une pseudo-doctrine contredit des doctrines qui ont été infailliblement définies, alors les Catholiques doivent tenir fermement aux doctrines infaillibles et rejeter les «nouvelles» doctrines.

       Le dogme de la Foi ne peut faillir, mais les nouveautés sont faillibles. Les hommes sont faillibles; les laïcs sont faillibles; les évêques sont faillibles; les Cardinaux sont faillibles; et même le Pape est faillible dans les domaines qui ne relèvent pas de son charisme d'infaillibilité, comme nous l'a montré l'histoire chez plus d'un Pape qui enseignait ou paraissait enseigner quelque «nouveauté».

       Par exemple, le Pape Honorius fut condamné à titre posthume par le Troisième Concile de Constantinople en 680 pour avoir soutenu et encouragé l'hérésie17, et cette condamnation fut approuvée par le Pape Léon II et renouvelée par les Papes ultérieurs. Autre exemple: le Pape Jean XXII, en 14 e siècle (1333 après Jésus-Christ), a prononcé des sermons (mais non des définitions solennelles) où il répétait avec insistance que les défunts bienheureux ne jouissent pas de la Vision Béatifique avant le Jour du Jugement Général. Il fut dénoncé sur ce point et corrigé par des théologiens et finalement, sur son lit de mort, rétracta son opinion hérétique.

       Dans le cas du Pape Jean XXII,17a des Catholiques intelligents (théologiens en l'occurrence) savaient que l'enseignement de Jean XXII sur le Jugement Particulier était erroné. Ils savaient qu'il y avait erreur dans l'enseignement de Jean XXII parce qu'il contredisait ce qu'avait toujours cru l'Eglise, même s'il n'y avait pas encore eu de définition infaillible. Les Catholiques qui connaissaient leur foi au 14e siècle n'ont pas dit simplement: «Oh! le Pape a fait un sermon, nous devons donc changer ce que nous croyons.» Considérant l'enseignement constant de l'Eglise sur la Vision Béatifique des défunts bienheureux immédiatement après le Purgatoire, les théologiens savaient que Jean XXII était dans l'erreur et ils le lui ont dit.

       En définitive, l'immédiateté de la Vision Béatifique fut solennellement et infailliblement définie par le successeur de Jean XXII en 1336. Ceci plaçait l'affaire au delà de toute discussion ultérieure — ce qui est précisément la raison d'être d'une définition infaillible. Ce qui est également vrai de toute autre matière infailliblement définie par l'Eglise. Nous pouvons et nous devons fier avec absolue certitude à ces définitions infaillibles, rejetant toutes opinions contraires — même si les opinions contraires devaient venir d'un Cardinal ou même du Pape.

       Il y a d'autres exemples de Papes défaillants. Même le premier Pape, Saint- Pierre, a défailli, comme le montre la Sainte Ecriture — non par ce qu'il a dit, mais par l'exemple qu'il a donné. Saint-Pierre refusait de se mettre à table avec les Gentils convertis à Antioche vers l'an 50 ap. J.C. En évitant ces convertis, il donnait la fausse impression que le Premier Concile de Jérusalem était dans l'erreur en enseignant infailliblement qu'était abolie pour l'Eglise Catholique la loi rituelle mosaïque, qui interdisait aux Juifs de manger avec les Gentils «impurs.» C'est pour cet incident que Saint Paul, en public, blâma Saint-Pierre en face. (Gal. 2:11)

       Autre exemple: le Pape Libérius en 357 ap. J.C. qui se trompa en signant un Credo que lui proposaient les Ariens, supprimant toute référence à la consubstantialité du Fils avec le Père. Il le fit après deux ans d'exil et sous menace de mort. Et il se trompa aussi (contraint et forcé en exil) en condamnant et excommuniant à tort — excommunication seulement apparente en réalité — Saint Athanase, qui défendait la Foi dans cette matière. Libérius, le premier Pape à ne pas être proclamé saint par l'Eglise, était dans l'erreur parce que Athanase enseignait la doctrine catholique — la vraie doctrine, la doctrine infaillible — enseignée infailliblement par le Concile de Nicée en 325 ap. J.C. C'était cette définition infaillible et non l'enseignement défectueux du Pape Libérius qui, dans ce cas, devait être suivi.

       Par ces exemples de l'histoire de l'Eglise, nous apprenons que tout ce qui est proposé à notre foi doit être jugé d'après ces définitions. Et donc si un Cardinal, un évêque, un prêtre, un laïc ou même le Pape nous enseigne quelque nouveauté contraire à toute définition de la Foi, nous pouvons savoir que l'enseignement est erroné et qu'il doit être rejeté pour le salut de notre âme immortelle. Oui, même le Pape peut se tromper, et il se trompe s'il exprime une opinion contraire à une définition solennelle infaillible de l'Eglise Catholique. Cela ne veut pas dire qu'en l'occurrence l'Eglise se trompe, mais seulement que le Pape a fait une erreur sans l'imposer à toute l'Eglise. Et bien entendu, si même le Pape peut faire une erreur en enseignant quelque nouveauté, alors certainement, des Cardinaux, des évêques et de prêtres peuvent faire des erreurs dans leur enseignement et leurs opinions.

       Et donc, quand Notre-Dame parle du «Dogme de la Foi,» Elle nous indique que le danger pour la Foi — et pour «la vie du Chrétien et donc (la vie) du monde,» pour rappeler l'aveu du Cardinal Ratzinger — apparaîtra quand seront contredites et sapées les définitions dogmatiques solennelles de la Foi Catholique; car ce sont ces définitions qui sont le fondement même de la Foi Catholique, et par conséquent le fondement de notre salut, pour rappeler le sermon du Pape en 1982 à Fatima.

       Si on objecte que de simples prêtres, ou de simples laïcs, ne peuvent être en désaccord avec des prélats de haut rang comme le Cardinal Ratzinger, ou même le Pape (comme dans le genre de cas dont nous avons donné des exemples), il faut répondre: «C'est pourquoi l'Eglise a des définitions infaillibles.» C'est en mesurant tout enseignement donné sur les définitions solennelles infaillibles, qu'on peut savoir si un enseignement est vrai ou faux — non sur le rang occupé par la personne dans le clergé. Comme Saint Paul l'a enseigné: «Même si l'un d'entre nous, ou un Ange du Ciel vous prêche un Evangile autre que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème.» (Gal. 1:8) Les fidèles doivent considérer même un Apôtre comme anathème — maudit, séparé de l'Eglise, digne du feu de l'enfer — s'il contredit l'enseignement infaillible de l'Eglise. C'est pourquoi les théologiens purent corriger le Pape Jean XXII dans son enseignement erroné du haut de la chaire; et c'est pourquoi les Catholiques aujourd'hui peuvent distinguer le vrai du faux enseignement, même s'ils sont d'un rang inférieur au prélat qui commet l'erreur.

       Un très bon exemple historique se trouve dans le cas d'un homme de loi nommé Eusèbe, qui releva l'erreur de Nestorius, Archevêque de haut rang de Constantinople, premier prélat dans la hiérarchie après le Pape, qui niait la Maternité Divine de Marie. Eusèbe se leva de son banc le jour de Noël, pendant la Messe, et dénonça Nestorius pour avoir prêché l'hérésie. Pourtant tous les prêtes et évêques de «haut rang» avaient gardé le silence, face à l'hérésie de Nestorius. Donc un simple laïc avait raison et tous les autres étaient dans l'erreur. Le Concile d'Ephèse fut réuni pour entendre l'affaire et il y fut solennellement et infailliblement défini que Marie est la Mère de Dieu. Et Nestorius refusant de se rétracter, fut déposé et déclaré hérétique. Nestorius fut excommunié!

       En résumé, la vérité n'est pas affaire de nombre ou de rang; la vérité concerne ce que le Christ et Dieu ont révélé dans la Sainte Ecriture et la Tradition, ce qui a été solennellement défini par l'Eglise Catholique, et ce que l'Eglise Catholique a toujours enseigné — enseigné toujours et non pas seulement depuis 1965!

Les Effets Désastreux
de la Manipulation de Définitions Infaillibles

       L'histoire nous fournit également un premier exemple de ce qui peut arriver à l'Eglise en cas de contradiction à grande échelle, ne serait-ce que d'un dogme. L'hérésie de l'Arianisme provoqua une confusion catastrophique dans l'Eglise de 336 à 381 après Jésus-Christ. L'arianisme fut condamné en 325; et pourtant en 336, il réapparut. Commençant vers 336, l'hérésie en vint à revendiquer environ 90% des évêques, avant d'être finalement vaincue environ cinquante ans plus tard. Dans la confusion et la perte de la foi qui en résultèrent, même le grand Saint Athanase fut «excommunié» par le Pape en 357. Vers 381, l'Arianisme avait été vaincu par le Premier Concile de Constantinople. Cependant il fut encore très florissant pendant quelque temps entre 360 et 380. Il en résulta une complète dévastation pour l'Eglise.

       La crise arienne a autre chose à nous enseigner sur le contenu probable du texte du Troisième Secret qui manque. Une raison du succès des Ariens pour un temps, c'est qu'ils attaquaient «avec succès» un dogme qui avait été solennellement et infailliblement défini au Concile de Nicée en 325 — que le Christ est Dieu de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père. Cette définition solennelle et infaillible est dans le Credo du Concile de Nicée que nous récitons à la Messe chaque dimanche.

       Les Ariens transformèrent la définition en faisant plaider beaucoup de «fidèles» pour la remplacer par une fausse définition qui n'était pas infaillible. En 336, ils remplacèrent le mort grec Homoousion par un autre mot Homoiousion. Le mot Homoousion signifie fondamentalement «consubstantiel» au Père. Pour que Dieu le Fils soit consubstantiel au Père, le Fils doit non seulement être Dieu, mais le même seul Dieu que le Père, de sorte que la substance du Père soit la substance du Fils, même si la Personne du Père n'est pas la Personne du Fils. Il y a donc trois Personnes en un seul Dieu — Père, Fils et Saint-Esprit — mais il n'y a qu'un seul Dieu, avec une seule substance en trois Personnes. C'est le mystère de la Sainte-Trinité. Le nouveau mot cependant, Homoiousion, signifie «de substance semblable» au Père. Ainsi l'expression critique du dogme — «consubstantiel au Père» — devint «de substance semblable au Père» ou «comme le Père.»

       Les Ariens créèrent ainsi une confusion massive dans l'Eglise en ajoutant une seule lettre au mot Homoousion pour créer un nouveau mot avec une nouvelle signification: Homoiousion. Ils attaquèrent une définition solennelle, déclarant que leur nouvelle définition serait meilleure que la déclaration solennelle. Mais, bien entendu, leur nouvelle définition ne pouvait être meilleure que la définition solennelle, puisque la définition solennelle du Concile de Nicée était infaillible.

       En ajoutant une seule lettre à un seul mot, les Ariens se débarrassaient d'une définition infaillible. C'était ouvrir la voie aux Ariens et aux semi-Ariens, pour amener un véritable état de guerre. On martyrisait, persécutait, menait au désert, exilait à cause de cet unique changement d' un seul dogme infaillible. Saint Athanase fut exilé cinq fois différentes par le Synode d'Egypte (et en conséquence, passa au moins dix-sept ans en exil). Mais il avait raison et les évêques hérétiques de ce Synode étaient tous dans l'erreur.

Les Définitions Infaillibles sont Supérieures
à Tout Savoir ou à Toute Dignité dans l'Eglise

       Pourquoi Athanase savait-il qu'il avait raison? Parce qu'il s'attachait à la définition infaillible, malgré les dires de tous les autres. Tout le savoir du monde, toute la hiérarchie, ne peuvent remplacer la vérité d'un seul enseignement Catholique défini infailliblement. Même le plus simple des fidèles, s'attachant à une définition infaillible, sauva plus que le théologien le plus «savant» qui nie ou sape la définition. Tel est tout le but de l'enseignement infailliblement défini de l'Eglise — nous rendre indépendant des simples opinions des hommes, quel que soit leur savoir, quel que soit leur rang.

       Or, en 325, la définition solennelle du Concile de Nicée était infaillible mais alors, beaucoup n'avaient pas compris complètement que les définitions solennelles de la Foi étaient infaillibles. C'est-à-dire que, à cette époque de l'histoire de l'Eglise, n'avait pas encore été publiée par l'Eglise la définition solennelle enseignant que les définitions de la Foi sont infaillibles. Mais en 1870, le Concile Vatican I a, solennellement et infailliblement, défini l'infaillibilité des définitions solennelles de l'Eglise. Maintenant, infailliblement, nous savons que les définitions solennelles sont infaillibles. Une fois de plus, elles ne peuvent faillir — à jamais.

A Notre Epoque,
Les Définitions Infaillibles Sont Attaquées

       A notre époque, il n'y a donc pas d'excuse de se laisser prendre par l'hérésie et d'abandonner la défense des définitions solennelles. Pourtant, c'est ce qui arrive précisément aujourd'hui, tout comme au temps d'Arius. Les hommes d'Eglise jugent les choses à la lumière du Concile Vatican II au lieu de juger Vatican II à la lumière des définitions infaillibles. Ils ont oublié que ce sont les définitions infaillibles, et non Vatican II, qui servent de mesure constante à toute doctrine, tout comme un bâton de 36 pouces est le modèle constant pour mesurer un yard. On ne décide pas soudain que le nouveau modèle pour mesurer un yard est un bâton de 35 pouces. De même l'Eglise ne peut décider soudain que Vatican II est le nouvel étalon de la Foi.

       Et nous arrivons donc encore une fois, après un examen plus détaillé, à l'énigme du Troisième Secret. C'est la raison pour laquelle il commence par la référence de Notre-Dame au dogme de la Foi. C'est pourquoi Sœur Lucie a dit que le Troisième Secret serait beaucoup «plus clair» après 1960. Et il faut noter ici que, nettement, nous vivons au milieu de la période de calamité prédite par le Troisième Secret. Comment le savons-nous? Parce que la Vierge nous a dit que le Secret serait «plus clair» après 1960 et Elle nous a dit aussi que à la fin Son Cœur Immaculé triomphera. Puisque, de toute évidence, le Triomphe du Cœur Immaculé n'est pas encore là, nous devons vivre la période intérimaire entre 1960 et ce Triomphe final — c'est-à-dire la période délimitée par le prophétie du Troisième Secret.

       Or, ce que nous avons vu depuis le Concile Vatican II est, encore une fois, une attaque — une attaque indirecte, très subtile — contre les définitions solennelles de l'Eglise. Nous avons eu un concile soi disant pastoral qui a refusé de parler de définitions solennelles et — au regard de certains — est allé en fait contre certaines définitions solennelles. Mais le Concile, comme nous l'avons vu, se voulait «pastoral,» pour éviter les définitions solennelles, pour éviter les condamnations d'erreur, selon la déclaration du Pape Jean XXIII dans son discours d'ouverture.

       Et alors, quel mal à cela? Le mal, c'est que, par l'erreur subtile de refuser de faire des déclarations solennelles, la porte est ouverte au Concile pour user d'un langage qui pourrait saper les définitions solennelles existantes — exactement le tour joué par les Ariens au Quatrième Siècle afin de mettre la confusion dans l'Eglise. Et ils ont presque réussi à dominer toute l'Eglise.

       Ce même procédé se reproduit encore depuis l'ouverture du Concile Vatican II. Mais les fidèles ont un remède au problème: Vatican II n'est pas contraignant dans la mesure où il n'exerce pas son Magistère suprême, son pouvoir de définir la doctrine et son pouvoir d'anathématiser l'erreur. Puisqu'il n'a pas exercé cette autorité, tout enseignement de Vatican II qui n'a pas été enseigné avant Vatican II doit être examiné à la lumière des définitions et enseignements dogmatiques infaillibles de l'Eglise Catholique.

       Cependant, ce n'est pas ce qui se passe aujourd'hui. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'on redéfinit «la foi» à la lumière de Vatican II. C'est sûrement de ce procédé que parle Notre-Dame de Fatima quand, allant droit au cœur du problème, Elle dit que le dogme de la Foi sera toujours préservé au Portugal — mais nettement perdu en beaucoup d'autres lieux — disant à Sœur Lucie que cet avertissement doit être publié vers 1960, époque où le Concile avait été annoncé.

       Cette conclusion est confirmée par les sermons du Pape à Fatima en 1982 et 2000. En 1982 le Pape a dit que les bases de notre salut étaient en train d'être sapées. Et en 2000, dans son sermon pour la béatification de la Bienheureuse Jacinthe et du Bienheureux François, le Pape Jean-Paul II nous a avertis des dangers pour notre salut aujourd'hui, en nous disant que «Le Message de Fatima est un appel à la conversion, alertant l'humanité de n'avoir rien à faire avec le “dragon” dont “la queue balayerait un tiers des étoiles du Ciel et les attirait sur la terre”.» (Apoc. 12:4) Encore une fois, où trouvons-nous cela dans les parties révélées du Message de Fatima? Nulle part. Donc ce doit être dans le Troisième Secret. Le Pape nous dit que le Troisième Secret concerne les dangers pour la Foi et que le tiers du clergé Catholique est impliqué.

L'Attaque Vient de l'Intérieur de l'Eglise

       Maintenant nous allons encore fixer notre attention sur une autre particularité de l'essence du Troisième Secret. Le Pape a également relevé que l'attaque contre la Foi Catholique vient de l'intérieur. Il a dit en 1982: «La Mère avec toute la force d'amour qu'Elle puise dans le Saint-Esprit et qui désire le salut de chacun, peut-Elle garder le silence en voyant saper les bases mêmes du salut de ses enfants?» Le mot saper implique un affaiblissement de la base de notre salut provenant de l'intérieur. Un ennemi externe à l'Eglise attaque de l'extérieur, un infiltré de l'intérieur. Dans ce dernier cas, l'attaque est inattendue, nul n'est sur ses gardes, l'attaquant est considéré comme un «ami».

       Donc, nous entendons le Pape Jean-Paul II nous dire que la Foi Catholique est en train d'être sapée de l'intérieur (13 mai 1982: «saper les bases mêmes du salut de Ses enfants») par le clergé catholique (13 mai 2000: «un tiers des étoiles du Ciel»).

       En conclusion de ce point, nous notons qu'il existe une autre source dont nous pouvons glaner cet aspect du Troisième Secret. En 1963, la publication allemande Neues Europa révéla ce qui voulait passer pour faire partie du Troisième Secret: que le Cardinal s'opposerait au Cardinal, l'évêque s'opposerait à l'évêque. Nous savons que lorsqu'on lui demanda si le rapport de Neues Europa devait être publié, le Cardinal Ottaviani, qui avait également lu le Troisième Secret — qui avait une personnalité très sèche et pas mal d'indifférence par rapport à la plupart des apparitions — s'écria avec grande insistance: «Publiez 10 000 copies! Publiez 20 000 copies! Publiez 30 000 copies!18»

       Puis, nous avons le témoignage du défunt Père Malachi Martin selon lequel le message de Garabandal contient le Troisième Secret ou des parties du Troisième Secret. Le Père Martin, qui connaissait le Troisième Secret pour l'avoir lu lui-même et qui a lu aussi le message de Garabandal, a dit que le Vatican ayant choisi de ne pas révéler le Troisième Secret en 1960, Notre-Dame était apparue à Garabandal en 1961 afin de dévoiler le Troisième Secret. Qu'y a-t-il dans le message de Garabandal? Le message de Garabandal dit, entre autres choses: «beaucoup de Cardinaux, d'évêques et de prêtres sont sur le chemin de l'enfer, “attirant” avec eux beaucoup d'autres âmes.» Remarquez encore une fois l'idée d'attirer des âmes en enfer. La même terminologie apparaît dans la remarque de Sœur Lucie au Père Fuentes: «Le démon sait que les religieux et les prêtres déchus de leur belle vocation attirent en enfer beaucoup d'âmes,19» et dans le sermon du Pape, le 13 mai 2000, qui rapporte la scène du Livre de l'Apocalypse dans lequel la queue du dragon précipite du Ciel un tiers des étoiles (âmes consacrées).

       Alors que les apparitions de Garabandal ne sont pas formellement approuvées, l'évêque qui a juridiction sur Garabandal — c'est-à-dire l'évêque de Santander — a dit que rien dans le message n'était contraire à la Foi Catholique.

L'Attaque Comporte de Mauvaises Pratiques
Ainsi qu'une Mauvaise Doctrine

       Il faut noter ici que pour déterminer si un membre du clergé (ou un laïc) est bon ou mauvais, il ne suffit pas de considérer seulement si ses paroles affirment ou non la Foi. Outre la comparaison de l'enseignement (c'est-à-dire les paroles) d'un prêtre, d'un évêque, d'un Cardinal ou du Pape avec l'enseignement infaillible du Magistère, il faut voir si la personne soutient aussi les pratiques orthodoxes de l'Eglise Catholique par ses paroles (écrites et orales), par ses actions et par la conduite chrétienne de sa vie. Il faut savoir si la personne (prêtre, évêque, Cardinal ou Pape) s'engage dans l'heteropraxis — pratiques contraires à la Foi — par exemple l'irrespect envers le Saint Sacrement.

       La Foi peut être attaquée par des actions, soit ouvertement, soit de manière subtile. Nos actions doivent confirmer nos paroles. Nous maintenons la Foi en maintenant les doctrines dans nos pensées, nos paroles et nos écrits et aussi en maintenant les pieuses pratiques de l'Eglise qui confirment notre adhésion à la Foi. En introduisant dans la paroisse locale (ou le diocèse local ou la province ecclésiastique ou même dans l'Eglise Universelle, comme cela peut arriver, selon les écrits des Docteurs Catholiques) de nouvelles pratiques qui donnent l'impression de mettre en doute la Foi définie par cette heteropraxies ou scandalisent les petits et même certaines âmes instruites.

       Ainsi, nous savons par les solennelles définitions du Concile de Trente que nous sont garanties par Dieu cela Sa Présence Réelle, en vérité dans l'Hostie consacrée — c'est-à-dire le Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ainsi que Son Ame et Sa Divinité. Or, les Protestants rebelles ont voulu nier cet article de la Foi et ils ont voulu influencer les autres à faire de même. Donc on a réintroduit la pratique de la Communion dans la main (elle avait été originellement introduite comme pratique largement répandue par les Ariens hérétiques du Quatrième Siècle pour nier la Divinité de Jésus). Par cette action symbolique, leur reniement se voulait clair pour tous.

       L'heteropraxis a été mise en usage par les ennemis de l'Eglise pour amener, par le scandale beaucoup de Catholiques à perdre la Foi en la Présence Réelle. C'est pourquoi l'abus de la Communion dans la main fut interdit par la loi universelle de l'Eglise pendant de nombreux siècles et est encore interdit par la loi de l'Eglise jusqu'à ce jour. Le récent indult (c'est-à-dire autorisation) d'aller contre la lettre de la loi n'est autorisé que si cette pratique ne mène pas à l'amoindrissement de la Foi en la Présence Réelle et ne mène pas à moins de respect pour la Présence Réelle. Mais elle y mène toujours, comme nous le voyons par notre propre expérience quotidienne, sous cette forme d'heteropraxis20.

       Les pratiques qui soutiennent la doctrine orthodoxe, d'autre part, sont désignées sous le terme d'orthopraxis (c'est-à-dire pratiques orthodoxes). Elles comportent: la génuflexion en présence du Saint Sacrement, la distribution et la réception de la Communion sur la langue, le maintien du tabernacle qui contient le Saint Sacrement au point principal d'attention (et de culte) au centre du sanctuaire; et le comportement solennel du clergé dans le sanctuaire, manifestant la révérence appropriée envers la Présence de Dieu dans le Saint Sacrement. Ces exemples d'orthopraxis (actions orthodoxes soutenant la Foi) confirment la vérité du dogme que le Saint Sacrement est la Présence Réelle de Dieu — le Corps, le Sang, l'Ame et la Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ sous l'apparence du pain — ainsi que le respect dû à Dieu par l'homme.

       Les exemples d'heteropraxis contre le dogme de la Présence Réelle comportent la Communion dans la main. Cette forme d'heteropraxis transmet aux fidèles le message erroné que le Saint Sacrement n'est pas si important, que C'est simplement du pain et favorise l'hérésie que Ce n'est pas la Présence Réelle de Dieu — le Corps, le Sang, l'Ame et la Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ sous l'apparence du pain. Autre exemple d'heteropraxis dans ce domaine: le déplacement habituel du tabernacle qui contient le Saint Sacrement depuis le sanctuaire jusqu'à une pièce latérale ou un placard à balais, de sorte que le principal point d'attention (et de culte) dans le sanctuaire devient la chaise du «célébrant» ou du «Président» de «l'assemblée.» Message subtilement donné, et reçu: la personne assise dans la chaise est plus importante que le Saint Sacrement. Et puisque le «Président» (ou président de «l'assemblée») représente le peuple, alors le message subtilement donné est que Dieu est moins important que le peuple.

       Ces exemples nous rappellent encore une fois les mots du Pape Pie XII déjà cités:

       Supposez, cher ami, que le Communisme [l'une des «erreurs de la Russie» mentionnée dans le Message de Fatima] fût seulement le plus visible des instruments de subversion à utiliser contre l'Eglise et les traditions de la Divine Révélation … Je suis tracassé par les messages de la Sainte Vierge à Lucie de Fatima. Cette insistance de Marie sur les dangers qui menacent l'Eglise est un divin avertissement contre le suicide par l'altération de la Foi dans Sa liturgie, Sa théologie et Son âme … Un jour viendra où le monde civilisé niera son Dieu, où l'Eglise doutera comme Pierre a douté. Elle sera tentée de croire que l'homme est devenu Dieu … Dans nos églises, les Chrétiens chercheront en vain la lampe rouge là où Dieu les attend, comme Marie-Madeleine en pleurs devant le tombeau vide, ils demanderont, «où L'ont-ils emporté21

       D'après les paroles du Pape Pie XII, il semble donc que ces formes d'heteropraxis ci-dessus mentionnées contre le Saint Sacrement ont été explicitement citées dans le Troisième Secret de Fatima car, alors que le Pape Pie XII les rattache au Message de Fatima, elles ne sont mentionnées dans aucune partie du Message qui a été publié. C'est pourquoi elles doivent être mentionnées dans le Troisième Secret — c'est-à-dire, la partie non encore publiée. Le Pape Pie XII dit clairement que c'est Notre-Dame de Fatima qui nous avertit contre «le suicide par l'altération de la Foi dans Sa liturgie, Sa théologie, et Son âme.» Le Troisième Secret nous avertit donc à la fois de fausse doctrine et d' heteropraxis comme attaques contre le «dogme de la Foi.»

L'Attaque Comporte
la Corruption Morale du Clergé dont
Nous Sommes Maintenant Témoins

       Comme nous le voyons aujourd'hui, avec le déchaînement d'un scandale mondial massif impliquant l'inconduite sexuelle de membres du sacerdoce, il y a une troisième ligne d'attaque contre l'Eglise, en ce temps de grande crise: la corruption morale de nombreuses âmes consacrées. La queue du dragon fait tomber les âmes des cieux — de leur état de consacrés — non seulement par l'heterodoxie et l'heteropraxis, mais aussi par l'immoralité. Rappelons les déclarations de Sœur Lucie au Père Fuentes:

       Le démon veut s'emparer des âmes consacrées; il essaie de les corrompre pour endormir les autres dans l'impénitence finale.

       Ce qui afflige le Cœur Immaculé de Marie et celui de Jésus, c'est la chute des âmes religieuses et sacerdotales. Le démon sait que les religieux et les prêtres, en manquant à leur belle vocation, entraînent de nombreuses âmes en enfer ...

       Aujourd'hui nous voyons largement répandue parmi le clergé catholique la corruption qui se manifeste actuellement par des scandales sexuels, d'une nature inexprimable, dans des diocèses sur toute l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Afrique. La queue du dragon a fait tomber beaucoup de membres du clergé dans les formes les plus excessives de l'immoralité.

       En conséquence, la crédibilité des nombreux prêtres qui honorent bien leurs engagements et gardent la foi se détruit, en même temps que la véritable crédibilité de l'Eglise en tant qu'institution. Même en cas de bonne doctrine et de bonne pratique, les bienfaits en sont souvent niés, quand la crédibilité de l'Eglise est sapée par la corruption morale.

Qui est Responsable?

       Maintenant se pose la question: mais qui est identifié dans le Troisième Secret comme étant responsable de la sape de la Foi par l'heterodoxie, l'heteropraxis, et la corruption morale et la chute des âmes consacrées? Tout d'abord, les membres de l'organisme du Vatican lui-même. Nous notons encore la révélation du Cardinal Ciappi, théologien papal officiel du Pape Jean-Paul II: «Dans le Troisième Secret, il est prédit, entre autres choses, que la grande apostasie de l'Eglise commencera au sommet.» Ainsi, la responsabilité en incombe d'abord et avant tout aux hommes du Vatican. Nous voyons en cela non seulement l'accomplissement du Troisième Secret, mais aussi l'avertissement du Pape Saint Pie X dans son encyclique Pascendi de 1907, où il écrit: «Les partisans de l'erreur ne sont pas à chercher seulement parmi les ennemis connus de l'Eglise; mais ... dans Son sein même et qui sont d'autant plus nuisibles qu'ils agissent moins à découvert.» Ces ennemis sont des laïcs et des prêtres «complètement imbus des doctrines empoisonnées, répandues par les ennemis de l'Eglise,» et qui se mettent en avant «comme réformateurs de l'Eglise22

       Saint Pie X insiste:

       «L'Eglise n'a pas de plus grands ennemis, car ils mettent en pratique leurs desseins de la détruire, non de l'extérieur, mais de l'intérieur. C'est pourquoi le danger est présent presque dans les veines mêmes et le cœur de l'Eglise, dont la blessure est d'autant plus assurée du fait qu'ils La connaissent plus intimement23

       «Ils mettent la main sur le professorat dans les séminaires et les universités et peu à peu en font des chaires de contagion24

       «Il est temps de démasquer ces hommes et de les montrer à l'Eglise tels qu'ils sont25

       Mais alors, on posera la question: «Comment savons-nous qui, dans le clergé, fait partie du tiers des étoiles auquel fait allusion le Pape Jean-Paul II; comment savons-nous quels sont les partisans de l'erreur?» La réponse se trouve encore dans ce qui a été infailliblement défini: ceux qui maintiennent la Foi, qui tiennent ferme à la doctrine de Jésus, sont Ses amis. (Apoc. 12:17) Ceux qui ne le font pas sont Ses adversaires. Comme a dit Notre-Seigneur, «A leurs fruits, vous les reconnaîtrez.» (Mt. 7:16) On peut reconnaître ceux à qui se fier, s'ils maintiennent la Foi Catholique selon les définitions solennelles. Autre signe: s'ils vivent également leur Foi Catholique.

       En conclusion, quand le Pape Paul VI déplorait en 1967 que «la fumée de Satan soit entrée dans l'Eglise» et en 1973 que «l'ouverture au monde soit devenue une véritable invasion de l'Eglise par la pensée mondaine,» il ne faisait que confirmer le contenu de Troisième Secret; de même le Pape Jean-Paul II dans ses déclarations plus voilées de 1982 et 2000. Les deux premières parties du Grand Secret de Fatima nous avertissent de la diffusion des erreurs de la Russie à travers le monde. Le Troisième Secret, dans son entier, est certainement l'avertissement de l'infiltration de ces erreurs dans l'Eglise elle-même et surtout de leur emprise par «l'ouverture au monde» au Concile Vatican II. L'infiltration de l'Eglise Catholique par des éléments maçonniques, communistes, néo-modernistes et homosexuels est visible dans les résultats ruineux de leurs activités et la perte de la foi parmi les Catholiques dans le banc.

       A ceux qui se moquent de l'affirmation qu'un tel désastre ait atteint l'Eglise de notre temps, nous pouvons seulement dire qu'ils sont aveugles et qu'ils se sont désintéressés de l'histoire de l'Eglise qui montre qu'il est déjà arrivé quelque chose de très semblable auparavant. Nous avons fait allusion ci-dessus à la description, par le Cardinal Newman, de l'état de l'Eglise au cours de l'hérésie arienne. Une citation plus longue tirée de cette description, dans son livre On Consulting the Faithful in Matters of Doctrine (De la Consultation des Fidèles en Matières de Doctrine) suffit à prouver que l'état des affaires de l'Eglise aujourd'hui n'est pas sans précédent:

       Le corps des évêques a été infidèle dans la confession de la Foi … Ils ont parlé différemment, l'un contre l'autre; après Nicée, il n'y avait plus rien de ferme, d'invariable, pas de témoignages consistant, pendant presque soixante ans. Il y avait des Conciles non fiables, des évêques infidèles; il y avait faiblesse, crainte de conséquences, égarement, tromperie, hallucination, sans fin, sans espoir, qui se répandaient dans presque tous les lieux de l'Eglise Catholique. Ceux qui, relativement rares, demeuraient fidèles, étaient discrédités et exilés; les autres étaient ou trompeurs ou trompés26.

       Le livre du Cardinal Newman montre que c'étaient les laïcs, attachés au dogme défini de la Foi, avec quelques bons évêques comme Saint Athanase, qui au temps de la crise arienne ont gardé vivante la Foi. Ainsi en est-il aujourd'hui.

       Mais l'une des grandes différences entre la crise arienne et la crise actuelle de l'Eglise, c'est que la Vierge Marie, nous a donné, bien des années avant la crise actuelle, non seulement un avertissement, mais aussi le moyen de l'éviter, en suivant Ses requêtes à Fatima. Avoir privé l'Eglise de l'avertissement contenu dans le Troisième Secret, avoir occulté la prophétie de l'apostasie impliquant les hommes mêmes qui ont imposé à l'Eglise une nouvelle orientation ruineuse, et L'ont laissé envahir par l'ennemi, avoir ainsi empêché les fidèles de comprendre la cause de tout cela et de s'armer en conséquence, voilà un autre élément clef du grand crime terrible dont il est ici question.

       Cependant l'occultation n'a pas réussi. Le Message de Fatima n'a pas été enterré; le refus de croire à la prétendue révélation intégrale du Troisième Secret est largement répandu et va croissant. S'en apercevant, les membres du appareil du Vatican, que nous avons identifiés, ont encore tenté un autre enterrement le 17 novembre 2001, aggravant ainsi leur crime contre l'Eglise et le monde. Nous allons maintenant considérer cet événement.

Notes:

1. Frère Michel de la Sainte Trinité, Toute la Vérité sur Fatima - Vol. III: Le Troisième Secret (édition de La Contre-Réforme Catholique, Saint-Parres-lès-Vaudes, France, 1985), p. 472.

2. Ibid., p. 460.

3. Ibid., pp. 472-473.

4. Frère Michel de la Sainte Trinité, Toute la Vérité sur Fatima - Vol. III: Le Troisième Secret, pp. 555-556. Voir aussi Jesus Magazine, 11 novembre 1984, p. 79. Voir aussi The Fatima Crusader, n° 37, Eté 1991, p. 7.

5. Frère Michel de la Sainte Trinité, Toute la Vérité sur Fatima - Vol. III: Le Troisième Secret, p. 453.

6. Contre-Réforme Catholique, décembre 1997.

7. Voir Père Gérard Mura, «The Third Secret of Fatima: Has It Been Completely Revealed? (Le Troisième Secret: A-t-Il été Complètement Révélé?),» le périodique Catholic (publié par les Redemptoristes Transalpins, Orkney Isles, Scotland, Great Britain), mars 2002.

8. Ibid.

9. Les mots entre parenthèses de ce paragraphe sont maintenant insérés dans la profession de foi tridentine par ordre du Bienheureux Pape Pie IX dans un décret édité par le Saint-Office le 20 janvier 1877 (Acta Sanctae Sedis, X, 1877), pp. 71ff.

10. Dans le Paragraphe 6 de l'Encyclique Quanta Cura qui parut avec le Syllabus, 8 décembre 1864, le Bienheureux Pape Pie IX déclara solennellement, «Au milieu donc d'une telle perversité d'opinions corrompues, Nous souvenant de Notre charge Apostolique, dans notre plus vive sollicitude pour notre très sainte religion, pour la saine doctrine, et pour le salut des âmes à Nous confiées par Dieu, et pour le bien de la société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d'élever à nouveau Notre Voix Apostolique. En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre Autorité Apostolique; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l'Eglise catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées.» (c'est nous qui soulignons). Extrait de The Popes Against Modern Errors (Les Papes contre les Erreurs Modernes), (TAN Books and Publishers, Rockford, Illinois, 1999), p. 21.

11. Le Cardinal Joseph Ratzinger, Principles of Catholic Theology (Principes de Théologie Catholique), (Ignatius Press, San Francisco, 1987), pp. 381-382.

12. Ibid., p. 380.

13. The Balamand Statement (La Déclaration de Balamand), n° 30, 23 juin 1993.

14. Voir note 10 de ce chapitre.

15. Concile Vatican I, 1870 A.D. Voir Denzinger, (Dz.) 1836.

16. Concile Vatican I. Voir Dz. 1800.

17. Par sa négligence, le Pape Honorius avait été, en grande partie, responsable de la diffusion de l'hérésie monothélite en affirmant qu'il n'y a qu'une seule volonté dans le Christ, la Volonté divine — erreur qui implicitement nie que le Christ soit à la fois Vrai Dieu et Vrai homme —, bien qu'il le comprît au sens Catholique, c'est-à-dire qu'il ne pouvait y avoir conflit entre la Volonté divine et la Volonté humaine du Christ. Cependant, sa formulation permettait aux hérétiques monothélites d'affirmer qu'il y avait une seule Volonté dans le Christ et que le Pape était d'accord avec eux.

18. Témoignage personnel de la retraité Vatican Monseigneur Corrado Balducci au Père Nicolas Gruner, Christopher Ferrara, et différents autres témoins. Ce fait est aussi attesté par Marco Tosatti dans son livre Il Segreto Non Svelato (Le Secret Non Révélé), (Edizioni Piemme Spa, Casale Monferrato, Italie, mai 2002), p. 86.

Marco Tosatti écrit, «Le Père Mastrocola, directeur d'un bulletin religieux “Santa Rita,” demanda au Cardinal Ottaviani la permission de réimprimer des prophéties faites dans “Neues Europa.” La réponse fut encourageante, mais à la lumière de la “révélation” du secret du 26 juin 2000, embarrassante. “Faites-le, faites-le” — répondit le Cardinal gardien du Troisième Secret — “publiez autant de copies que vous voulez, car la Madone voulait qu'il soit déjà publié en 1960.” Et de ce texte, Radio Vatican a parlé aussi en 1977 à l'occasion du dixième anniversaire du voyage du Pape Paul VI à Fatima. Le texte de “Neues Europa” a connu une grande diffusion et à été republié même dans L'Osservatore Romano, édition du dimanche 15 octobre 1978.»

L'original italien est comme suit, «Padre Mastrocola, direttore di un foglio religioso, “Santa Rita,” chiese al cardinale Ottaviani il permesso di riprendere l'anticipazione fatta da “Neues Europa.” La riposta fu incoraggiante, ma alla luce dello “svelamento” del segreto del 26 guigno 2000, imbarazzante. “Fatelo, fatelo pure — rispose il porporato custode del terzo segreto — pubblicatene quante copie vi pare, perché la Madonna voleva che fosse reso noto già nel 1960.” E di quel testo parlò anche la Radio Vaticana nel 1977, nel decennale del viaggio di Paolo VI a Fatima. Il testo di “Neues Europa” conobbe grande fortuna, e venne ripreso persino il 15 ottobre 1978 dall' “Osservatore della Domenica.”»

19. Voir Francis Alban, Fatima Priest (Le Prêtre de Fatima) Première Edition (Good Counsel Publications, Pound Ridge, New York, 1997), Appendix III, «A Prophetic Interview With Sister Lucy of Fatima (Entretien Prophétique Avec Sœur Lucie de Fatima),» p. 312. Voir aussi Frère Michel de la Sainte Trinité, Toute la Vérité sur Fatima - Vol. III: Le Troisième Secret, pp. 335-339 pour le texte de cet entretien ainsi que des explications supplémentaires du Frère Michel.

20. Voir Fatima Priest (Le Prêtre de Fatima), editions 1 et 2, Appendix V, «Regarding Communion in the Hand (Sur la Communion dans la Main).» Voir aussi The Fatima Crusader, n° 28, juin-juillet 1989, pp. 33ff, 34ff, 36ff, The Fatima Crusader, n° 29, septembre-novembre 1989, p. 16 et The Fatima Crusader, n° 8, Printemps 1981, p. 11.

21. Le Pape Pie XII cité dans le livre, Pie XII devant l'Histoire, pp. 52-53.

22. Le Pape Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis, para. 2.

23. Ibid., n° 3.

24. Ibid., n° 61.

25. Ibid., n° 3.

26. John Henry Newman, On Consulting the Faithful in Matters of Doctrine (Sur la Consultation des Fidèles en matière de Doctrine), (Kansas City, Sheed and Ward, 1961) p. 77.


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