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Appendice

Chronologie de L'Occultation de Fatima

       Histoire brève des interventions de Notre-Dame de Fatima pour apporter la paix réelle à toute l'humanité — et de la campagne continuelle pour contrecarrer, réduire au silence, falsifier et occulter Son Message de paix, d'espérance, de joie et de salut.

       L'attaque terroriste sans précédent le 11 septembre 2001 en Amérique et les rapports dignes de foi sur l'acquisition par les terroristes islamiques de bombes nucléaires ainsi que d'armes chimiques et biologiques rappellent immédiatement l'avertissement de Notre-Dame de Fatima: (voir la insertion sur Fatima — pp. 213-214). Si la Russie n'est pas consacrée à Son Cœur Immaculé «plusieurs nations seront anéanties» et que c'est seulement par le moyen de la Consécration de Russie que le monde peut, à notre époque, réaliser la vraie paix.

       Plus de quatre-vingt-cinq ans après la première Apparition de Notre-Dame de Fatima, Sa requête pour la Consécration de la Russie demeure inaccomplie et Son avertissement méprisé.

       Et cependant, alors que le monde progresse toujours plus vers un événement apocalyptique final, certains éléments du Vatican semblent plus déterminés que jamais à consigner dans le passé le Message de Fatima, tout en persécutant ceux qui continuent à le proclamer.

       Un jour seulement après que l'attaque terroriste du 11 septembre 2001 eut déclaré plus de 3 000 victimes et stupéfié le monde entier — un jour seulement! — le bureau de presse du Vatican a émis une déclaration condamnant le Père Nicholas Gruner et son oeuvre de Fatima et déconseillant d'assister à la conférence de cette oeuvre (programmée du 7 au 13 octobre 2001) sur la paix mondiale par le Message de Fatima!

       Ces officiels du Vatican redoutent-ils Fatima plus que le terrorisme mondial? S'inquiète-t-on plus à Rome d'une conference sur Fatima que de l'hérésie et du scandale qui blessent dans le monde entier l'Eglise — confiée à leur veille? Ces officiels du Vatican ont évidemment perdu tout sens d'harmonie à propos de l'état du monde et de l'Eglise qu'ils gouvernent.

       Nous présentons ici les événements clés de la longue histoire d'un grand et terrible paradoxe: les efforts de quelques hommes, agissant à l'intérieur de l'Eglise Catholique elle-même, pour supprimer, réviser et contrecarrer l'accomplissement du plan céleste pour une vraie paix à notre époque.

1929-1964

13 Juin 1929 - Douze ans après Ses premières apparitions à Fatima, et en accomplissement de Sa promesse à Fatima le 13 juillet 1917, Notre-Dame de Fatima apparaît de nouveau à Sœur Lucie à Tuy en Espagne. Notre-Dame se tient debout sur un nuage, à côté de Son Divin Fils Jésus, sur la Croix et dit:

       «Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire et d'ordonner que, en union avec lui et en même temps, tous les évêques du monde, fassent la Consécration de la Russie à Mon Cœur Immaculé, promettant de la convertir à cause de ce jour de prière et de réparation mondiale.»

Août 1931 - Notre-Seigneur Lui-Même parle à Sœur Lucie à propos de la Consécration de la Russie, Il lui dit:

       «Fais savoir à Mes ministres, étant donné qu'ils suivent l'exemple du Roi de France en retardant l'exécution de Ma demande, qu'ils le suivront dans le malheur.»

21 janvier 1935 - Sœur Lucie écrit à son confesseur, le Père Goncalves, en réponse à ses questions: «En ce qui concerne la Russie, je pense qu'il plairait beaucoup à Notre-Seigneur que vous travailliez à faire réaliser au Saint-Père Ses désirs ... [Vous demandez] si je pense que vous devriez insister avec l'évêque? Je pense que cela plairait beaucoup à Notre-Seigneur. Devriez-vous modifier quelque chose? Je pense que ce devrait être exactement comme Notre-Seigneur l'a demandé ...»

Mai 1936 - Notre-Seigneur parle encore à Sœur Lucie et lui dit que la conversion de la Russie surviendra seulement quand cette nation sera solennellement et officiellement consacrée au Cœur Immaculé de Marie par le Pape en union avec tous les évêques. Dans une autre circonstance, Notre-Dame dit à Sœur Lucie que la Russie allait être l'instrument du châtiment mondial, à moins qu'auparavant la conversion de «cette pauvre nation» fût obtenue par la Consécration.

31 octobre et 8 décembre 1942 - Le Pape Pie XII sans aucun évêque consacra le monde, et non la Russie, au Cœur Immaculé de Marie. Quelques semaines plus tard, Winston Churchill considère que «les gonds du destin» ont tourné, et que les Alliés commencent à gagner la plupart de leurs batailles contre les armées d'Hitler. Au printemps de 1943, Notre-Seigneur dit à Sœur Lucie que la paix mondiale ne résultera pas de cette Consécration, même si la guerre en est écourtée. La Deuxième Guerre Mondiale durera encore deux ans.

Septembre 1943 - Sœur Lucie est très malade. L'évêque de Fatima craint qu'elle ne meure et emporte dans la tombe le Troisième Secret de Fatima (voir la insertion pp. 213-214). Il suggère qu'elle le note par écrit et le mette sous enveloppe cachetée. Elle répond qu'une telle initiative serait trop pour elle — mais si l'évêque voulait en assumer la responsabilité par un ordre formel, alors elle lui obéirait volontiers.

Octobre 1943 - Après un mois de prière et de réflexion, l'évêque de Fatima, Son Excellence José da Silva, donne à Sœur Lucie un ordre formel par écrit, de noter le Troisième Secret. Sœur Lucie essaie d'obéir immédiatement, mais pendant plus de deux mois est mystérieusement incapable de confier au papier le Troisième Secret.

2 janvier 1944 - Notre-Dame apparaît de nouveau à Sœur Lucie et lui ordonne de noter la troisième partie du Secret, à elle confiée à Fatima en juillet 1917, et qui deviendra simplement connu sous le nom de Troisième Secret de Fatima. La Vierge demande que le Troisième Secret soit révélé au monde en 1960 au plus tard. Quand par la suite on demanda pourquoi le Troisième Secret devrait être révélé vers 1960, Sœur Lucie déclare: «Parce que la Sainte Vierge le veut ainsi» et «il (le Troisième Secret) sera plus clair alors.»

9 janvier 1944 - Sœur Lucie écrit pour dire à l'évêque de Fatima que, après des mois d'incapacité de le faire, en prolongeant l'attente de l'évêque, elle était finalement en mesure d'obéir à son ordre de noter par écrit le Troisième Secret.

17 juin 1944 - Puisque Sœur Lucie ne permettra à nul autre qu'à un évêque de porter la lettre d'une page contenant les paroles de Notre-Dame dans le Troisième Secret, jusqu'à cette date, il n'a pas été donné à l'évêque de Fatima. En ce jour, un évêque est en visite près du couvent de Tuy et Sœur Lucie lui confie le Secret. A son tour, ce même jour, il le donne à l'évêque de Fatima, Monseigneur José da Silva. L'évêque de Fatima est libre de lire immédiatement le Secret, mais choisit de ne pas le faire.

15 juillet 1946 - En réponse à une question du Professeur William T. Walsh, Sœur Lucie fait remarquer que Notre-Dame n'a pas demandé la Consécration du monde (comme l'a fait le Pape Pie XII en 1942), mais seulement et spécifiquement de la RUSSIE. «Si cela se fait,» dit Sœur Lucie, Notre-Dame promet de «convertir la Russie et il y aura la paix.»

7 juillet 1952 - Le Pape Pie XII consacre spécialement la Russie, mais tous les évêques catholiques du monde ne se joignent pas à lui parce qu'il ne leur a pas demandé de participer, n'ayant pas reçu le conseil que c'était nécessaire. La guerre de Corée continue et d'autres guerres suivent.

2 septembre 1952 - Le Père Schweigl interroge Sœur Lucie sur le Troisième Secret dans son couvent de Coïmbra au Portugal. Il y avait été envoyé en mission spéciale par le Pape Pie XII. A son retour au Russicum à Rome, le Père Schweigl confie à l'un de ses collègues: «Je ne peux révéler rien de ce que j'ai appris à Fatima concernant le Troisième Secret, mais je peux dire qu'il est en deux parties: l'une concerne le Pape. L'autre, logiquement — bien que je ne doive rien dire — devrait être la continuation de ces mots: Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc.»

17 mai 1955 - Le Cardinal Ottaviani, Chef du Saint-Office du Vatican, est envoyé par Pie XII au couvent de Coïmbra, pour interroger Sœur Lucie sur le contenu du Secret. L'interrogatoire du Cardinal Ottaviani sera suivi d'un ordre de transfert le texte du Troisième Secret au Vatican.

Mars 1957 - Juste avant le transfert au Vatican, l'Evêque Jean Venancio tient sous une forte lampe électrique l'enveloppe contenant le Troisième Secret. Il note soigneusement que le Secret fait environ 25 lignes et est écrit sur une feuille simple de papier, avec ¾ de centimètre de marge des deux côtés.

16 avril 1957 - Le texte du Troisième Secret, cacheté dans l'enveloppe initiale, recouverte d'une autre enveloppe, est transféré au Vatican. Le texte est placé dans un coffre-fort dans les appartements du Pape, comme le montre une photographie sur le magazine Paris-Match.


Le Message de Fatima

Notre Seul Espoir contre le Terrorisme et la Guerre

       L'apparition et le Message de Notre-Dame de Fatima est un signe d'espérance, de joie et de paix pour notre monde troublé. Notre obéissance au Message est notre seul espoir pour la paix du monde et la libération du terrorisme comme vous verrez ci-dessous.

       Dieu a opéré le grand Miracle du Soleil le 13 octobre 1917 comme preuve certaine que le Message entier est véritablement authentifié comme venant de Lui.

       Ce Message prophétique a commencé pendant la Première Guerre Mondiale lorsque le Pape Benoît XV — après trois ans de terribles souffrances dans la plus grande guerre connue jusqu'alors — plaida, en grande angoisse, avec la Sainte Vierge dans une prière très publique du 5 mai 1917, pour Lui demander de montrer, à lui et à toute l'humanité, le chemin de la paix. Il savait et reconnaissait l'insuffisance des seuls efforts humains.

       La Très Gracieuse Vierge répondit huit jours plus tard en donnant un Message à Fatima qui «s'adressa à tout être humain,» comme dit le Pape Jean-Paul II.

       Elle a donné ce Message par l'intermédiaire de trois petits bergers, Lucie, Jacinthe et François. Notre-Dame est apparue une fois chaque mois, du 13 mai au 13 octobre. Elle est revenue voir Lucie — la seule bergère survivante — le 10 décembre 1925 et le 13 juin 1929 pour expliquer plus profondément et compléter les requêtes pour la paix mondiale (voir l'événement de 1929 dans la chronologie ci-dessus).

       Le 13 juillet 1917, Notre-Dame a également confié à Sœur Lucie un Secret qui devait être révélé plus tard au Pape et à tous les fidèles. Ce Secret contient la clé de la paix mondiale. Le Secret est divisé en trois parties. Les deux premières parties furent révélées par Sœur Lucie en 1941. La troisième partie devait être dévoilée plus tard, comme nous verrons dans cet appendice.

       Notre-Dame a promis: «Si l'on fait ce que Je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront et l'on aura la paix.» Mais elle a fait remarquer la folie d'ignorer Son Message. Elle a dit: «Sinon … les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties.»

       Parce que Dieu a été publiquement insulté par la Révolution Russe de 1917 — qui excluait Dieu de la Russie et conspirait pour combattre partout Dieu et Ses Disciples — Dieu, dans le Message de Fatima, insista sur un acte officiel de réparation pour ce crime contre Dieu. Le 13 juin 1929, Notre-Dame de Fatima, en présence de la Très Sainte Trinité, a expliqué que Dieu demandait la Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. (Voir 13 juin 1929 et ensuite les événements de 1931, 1935 et 1936, notés dans la chronologie ci-dessus.)

       C'est sur cet acte que Dieu insiste comme Acte de Réparation pour le crime d'athéisme imposé par l'Etat, sinon nous moissonnerons les conséquences de la terrible apostasie, de l'hérésie, des vices et des péchés engloutissant le monde. Cet acte d'obéissance est notre seul espoir d'être délivrés de la guerre et du terrorisme et c'est notre seul espoir pour la paix du monde — non parce que cet acte est difficile, mais parce qu'il est si facile, et on verra ainsi que la paix qui en résultera est entièrement due à Dieu et à l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie.

       Dieu dit avec insistance dans le Message de Fatima que c'est seulement «par ce moyen» que nous aurons la paix et la libération du terrorisme et de la guerre parce que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie afin d'empêcher beaucoup de pécheurs d'aller en enfer.


26 décembre 1957 - Le Père Fuentes s'entretient avec Sœur Lucie. Elle lui parle de la disparition de nombreuses nations sur la face de la Terre et du fait que beaucoup d'âmes vont en Enfer par suite de l'ignorance du Message de Notre-Dame de Fatima.

1958 - Le Père Fuentes publie son entretien avec Sœur Lucie avec l'imprimatur du évêque de Fatima. Il est lu par un vaste public et nul ne met en question son authenticité.

9 octobre 1958 - Le Pape Pie XII meurt.

2 juillet 1959 - L'entretien du Père Fuentes avec Sœur Lucie est soudain dénoncé comme frauduleux dans un rapport anonyme de la chancellerie de l'évêque de Coïmbra. Jusqu'à ce jour, plus de quarante ans après, aucun officiel ne prendra la responsabilité de ce rapport.

8 février 1960 - En dépit de la requête expresse de Notre-Dame à Sœur Lucie, et de promesses répétées de la part de l'évêque de Fatima et du Cardinal Patriarche de Lisbonne, des inconnus du Vatican annoncent, anonymement, que le Troisième Secret ne sera pas révélé et probablement «demeurera, pour jamais, sous cachet absolu.» L'annonce (par l'agence de presse A.N.I.) décrit le texte du Troisième Secret comme suit:

       «Dans des cercles du Vatican hautement dignes de foi, on vient de déclarer au représentant de l'United Press International qu'il est fort probable que la lettre dans laquelle sœur Lucie écrivit les paroles que Vierge Marie adressa aux trois pastoureaux à la Cova da Iria, ne soit jamais ouverte.»

1960 - Sœur Lucie reçoit l'interdiction officielle de parler du Troisième Secret et ne peut recevoir aucun visiteur, sauf des parents proches et des personnes connues depuis longtemps. Son propre confesseur pendant de longues années, Père Aparicio, à son retour du Brésil, n'est pas autorisé à la voir.

1961 - Malgré le soutien du Cardinal Primat de Mexico et de son propre Archevêque, Pio Lopez, le Père Fuentes est révoqué comme Postulateur de la Cause de Béatification de Jacinthe et François, sur la base d'un rapport anonyme de Coimbra du 2 juillet 1959.

Octobre 1962 - Juste avant l'ouverture du Deuxième Concile du Vatican, le Vatican s'accorde avec Moscou pour que le Concile ne condamne pas la Russie Soviétique, ni le communisme en général; en échange deux observateurs orthodoxes russes assisteraient au Concile, selon le désir du Pape Jean XXIII. Cet accord lance l'Ostpolitik qui empêche le Vatican de s'opposer nommément au Communisme et en même temps de condamner les régimes communistes qui persécutent les Catholiques. La nouvelle politique du Vatican est en faveur du «dialogue» et des négociations avec les communistes. Cette politique s'écarte des enseignements des Papes Pie XII, Pie XI, Saint Pie X, Léon XIII et du Bienheureux Pie IX, sur le devoir de l'Eglise de condamner le communisme et de s'y opposer et de se garder de toute collaboration avec les communistes, qui toujours exploitent ce genre de collaboration pour faire progresser leur guerre contre le Christ et Son Eglise.

21 novembre 1964 - Le Pape Paul VI, lors des cérémonies de clôture de la troisième session du Concile Vatican II, consacre de nouveau le monde. En accord avec l'Ostpolitik, il n'est pas fait mention de la Russie, de peur d'offenser les communistes. La paix mondiale demeure incertaine. La guerre du Vietnam continue jusqu'aux années 70.

1965-1983

8 décembre 1965 - Fin du Concile Vatican II.

1966 - Devant les effets post-conciliaires de Vatican II, l'évêque de Fatima, Monseigneur Joao Venancio, en vient à comprendre la nécessité et l'urgence de défendre l'authentique Message de Notre-Dame contre les attaques perfides des progressistes — tous disciples du moderniste Jésuite, le Père Dhanis. Pour défendre le Message contre les révisionnistes, en 1966, l'évêque charge un savant prêtre clarétin, le Père Joaquin Alonso, d'établir une histoire critique complète des révélations de Fatima. Dix ans plus tard, le Père Alonso achèvera son oeuvre intitulée Textes de Fatima et Etudes Critiques. L'oeuvre massive présente 5 396 documents, allant du début des Apparitions de Fatima jusqu'au 12 novembre 1974. Ses manuscrits étaient «très bien rédigés» selon l'Abbé Réné Laurentin qui les consulte lui-même.

15 novembre 1966 - De nouvelles révisions du Code de Droit Canon autorisent n'importe qui dans l'Eglise à publier sur les Apparitions Mariales, y compris celles de Fatima, sans la nécessité d'un imprimatur. Sur un milliard de Catholiques dans le monde, seulement Sœur Lucie — la personne même qui a reçu le Message de Fatima a toujours l'interdiction de révéler le Secret de Fatima, bien que Notre-Dame ait exprimé Sa volonté que le Secret soit révélé à l'Eglise et au monde au plus tard en 1960. Sœur Lucie demeure condamnée au silence jusqu'à ce jour, ne pouvant parler librement sur Fatima sans permission spéciale du Vatican, spécifiquement du Cardinal Ratzinger ou du Pape.

1967 - Publications des Mémoires de Sœur Lucie, où elle révèle la requête de Notre-Dame en 1929 pour la Consécration de la Russie. Une immense campagne publique commence, collectant des milliers de signatures pour demander au Pape la Consécration de la Russie.

11 février 1967 - A une conférence de presse, le Cardinal Ottaviani, qui a lu le Troisième Secret, révéle que le Troisième Secret est écrit sur une simple feuille de papier.

13 mai 1967 - Sœur Lucie rencontre le Pape Paul VI au cours de sa visite sur la place publique de Fatima. En présence de un million (1 000 000) de pèlerins, elle plaide pour parler au Pape. Elle pleure quand le Pape la repousse et lui dit: «Parlez à votre évêque.» Selon au moins un expert à Fatima, Sœur Lucie a plaidé auprès du Pape Paul VI pour qu'il révèle le Troisième Secret, mais il a refusé.

1975 - Après 10 ans d'étude des archives de Fatima, le Père Alonso déclare publiquement que l'entretien publié du Père Fuentes de 1957 était un rapport vrai et précis des déclarations de Sœur Lucie concernant le contenu du Message de Fatima.

1975 - Les 24 volumes du Père Alonso de 800 pages chacun sont prêts pour la publication. Cette oeuvre monumentale sur le Message de Fatima comprend au moins 5 396 documents. Les presses sont littéralement stoppées par le nouvel évêque de Fatima, Monseigneur do Amaral, empêchant les dix ans de recherche du Père Alonso d'atteindre le public. Deux des 24 volumes seront finalement publiés (en 1992 et 1999 respectivement) mais seulement sous forme d'édition expurgée.

16 octobre 1978 - Election du Pape Jean-Paul II. Il lit le Troisième Secret dans les jours de son élection, selon une déclaration à l'Associated Press (en mai 2000) par son porte-parole Joaquin Navarro-Valls. La déclaration de Navarro-Valls sera contredite par Monseigneur Bertone de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui affirmera que le Pape n'a jamais lu le Troisième Secret avant le 18 juillet 1981. Les deux déclarations en conflit suggèrent l'existence de deux textes distincts comprenant le Troisième Secret in extenso. Le Pape semble avoir lu le même texte du Secret qui fut placé dans le coffre-fort des appartements du Pape en 1957.

1980 - En trois ans seulement, dans une vaste campagne sponsorisée par le Cardinal Josyf Slipyj, des pétitions publiques pour la Consécration de la Russie recueillent plus de trois millions de signatures, qui sont reçues au Vatican.

13 mai 1981 - Attentat contre le Pape Jean-Paul II à l'anniversaire même de la première apparition de Notre-Dame de Fatima. Les coups sont tirés juste au moment où le Pape se retourne pour regarder une image de Notre-Dame de Fatima épinglée sur le sweater d'une petite fille. Les balles manquent leur but. Le Pape reconnaît que Notre-Dame de Fatima est intervenue pour lui sauver la vie.

7 juin 1981 - Le Pape consacre le monde, mais pas la Russie, tout en se guérissant de ses blessures.

18 juillet 1981 - Selon Monseigneur Bertone (qui, comme on vient de le dire, est contredit sur ce point par le porte-parole du Pape, Joaquin Navarro-Valls), le Pape Jean-Paul II lit le Troisième Secret pour la première fois.

12 décembre 1981 - Mort du Père Alonso. Mais avant sa mort, il a pu publier un certain nombre d'articles et de petits livres sur Fatima. Voici quelques-unes des conclusions les plus importantes de sa recherche sur le Troisième Secret.

       «Dans la période qui précède le grand triomphe du Cœur de Marie se produiront des choses terribles qui sont l'objet de la troisième partie du Secret. Lesquelles? Si “au Portugal on conservera toujours les dogmes de la foi” … on peut en déduire en toute clarté que dans d'autres parties de l'Eglise ces dogmes ou bien vont s'obscurcir, ou bien même se perdre ...»

       «Il est donc tout à fait probable, écrit-il, que le texte [du troisième Secret] fasse des allusions concrètes à la crise de la foi de l'Eglise et à la négligence des Pasteurs eux-mêmes. Il parle plus loin de «luttes intestines au sein de l'Eglise même et de graves négligences pastorales de la haute Hiérarchie» de «déficiences de la haute Hiérachie de l'Eglise ...»

       «Le texte inédit parle-t-il de circonstances concrètes? Il est fort possible qu'il parle pas uniquement d'une véritable crise de la foi dans l'Eglise pendant cette période intermédiaire, mais que, comme par exemple le fait le secret de La Salette, il y ait des références plus concrètes aux luttes intestines des catholiques ou aux défaillances des prètres et des religieux. Peut-être même y a-t-il référence aux défaillances de la haute Hiérarchie de l'Eglise.

       «Rien de tout cela, du reste, n'est étranger à d'autres communications qu'a eues sœur Lucie sur ces points.»

       Il est significatif que Sœur Lucie ne corrige jamais ces conclusions du Père Alonso, même si elle n'avait jamais hésité à corriger d'autres déclarations de clercs et de plusieurs auteurs sur Fatima quand ils étaient dans l'erreur. Le Père Alonso a accès aux documents et à Sœur Lucie elle-même. Ainsi son témoignage est d'importance capitale.

21 mars 1982 - Sœur Lucie rencontre le Nonce du Pape, un autre évêque et le Docteur Lacerda et les informe des exigences de Notre-Dame de Fatima pour une Consécration valide de la Russie. Le message complet de Sœur Lucie n'est pas transmis au Pape par le Nonce, l'évêque accompagnateur lui ayant dit de ne pas mentionner l'exigence de la participation des évêques du monde entier à la Consécration.

12 mai 1982 - A la veille de la visite du Pape Jean-Paul II à Fatima, L'Osservatore Romano, — le propre journal du Pape — publie un article du Père Umberto Maria Pasquale, S.D.B. au sujet de l'une de ses conversations avec Sœur Lucie et la lettre qu'elle lui adressa ensuite au sujet de la Consécration de la Russie. Dans cette rencontre, le Père Pasquale révèle au monde que Sœur Lucie, clairement et avec insistance, lui a dit que Notre Dame de Fatima n'a jamais demandé la Consécration du monde, mais seulement la Consécration de la Russie. Le Père Pasquale publie aussi une photocopie d'une note manuscrite de Sœur Lucie attestant leur conversation sur ce point.

       Le Père Pasquale, prêtre salésien célèbre, connaît Sœur Lucie depuis 1939. Jusqu'à 1982, il a reçu 157 lettres d'elle. Voici son propre témoignage, publié dans L'Osservatore Romano:

       «Je voulais mettre au clair la question de la Consécration de la Russie, en ayant recours à la source. Le 5 août 1978, au Carmel de Coïmbra, je me suis longuement entretenu avec la voyante de Fatima, Sœur Lucie. A un certain moment, je lui ai dit: “Sœur, je voudrais vous poser une question. Si vous ne pouvez me répondre, soit! Mais si vous pouvez y répondre, je vous serai très reconnaissant que vous éclairiez pour moi un point qui ne semble pas clair pour beaucoup ... Notre-Dame vous a-t-Elle jamais parlé de la Consécration du monde à Son Cœur Immaculé?” — “Non, Père Umberto! Jamais! A la Cova da Iria de 1917, Notre-Dame avait promis: Je viendrai demander la Consécration de la Russie ... pour empêcher la diffusion de ses erreurs dans le monde entier, des guerres parmi plusieurs nations, des persécutions contre l'Eglise ... En 1929, à Tuy, comme Elle avait promis, Notre-Dame est revenue pour me dire que le moment était venu de demander au Saint-Père la Consécration de ce pays (la Russie)” ...»

       Après cette conversation, le Père Pasquale désirant une déclaration écrite de la part de Sœur Lucie, lui avait adressé cette requête: «Notre-Dame vous a-t-Elle jamais parlé de la Consécration du monde à Son Cœur Immaculé?» Le Père Pasquale reçut alors une réponse écrite de la part de Sœur Lucie, datée du 13 avril 1980. Une copie en est produite ci-dessus.

       Voici la traduction de la section pertinent de la note manuscrite de Sœur Lucie:

«J+M

Révérend Père Umberto,
En réponse à votre question, je dirai clairement:
Notre-Dame de Fatima, dans Sa requête, a fait référence seulement à la Consécration de la Russie ...
Coimbra 13 IV-1980
(signé) Sœur Lucie»

12 mai 1982 - Sœur Lucie écrit une lettre, prétendument adressée «au Saint-Père.» Le document du Vatican du 26 juin 2000 présentera une photocopie de cette lettre calligraphiée et déclarera qu'elle fut adressée au Pape Jean-Paul II. Cependant, une comparaison précise du texte portugais calligraphié (partiellement photocopié ci-dessous) avec les versions fournies par le Vatican (en anglais, italien et portugais) révèle qu'a été omise une expression capitale, prouvant que cette lettre n'a pu être écrite par le Pape.

       Voici la traduction de la version anglais fournie par le Vatican.

       Dans la déclaration tirée de la lettre de Sœur Lucie qu'on vient de citer, le texte souligné a été délibérément omis dans les versions imprimées par le Vatican: «A terceira parte do segredo, que tanto ansiais por conhecer, e uma revelação simbolica ...» ce qui signifie: «La troisième partie du secret que vous désirez tellement connaître, est une révélation symbolique ...»

       Cette phrase omise déclare que le destinataire «désire tellement connaître [le Secret]» alors que Jean-Paul II avait déjà lu le Secret — soit en 1978, dans les jours où il est devenu Pape (selon le Secrétaire de la Presse Pontificale, le Dr Joaquin Navarro-Valls) ou le 18 juillet 1981 (selon Monseigneur Bertone). Puisque, le Pape avait déjà lu le Troisième Secret en 1981, pourquoi il «désirerait tellement connaître» en 1982 ce qu'il contenait? De plus, comment Sœur Lucie pourrait-elle déclarer que le Pape désirait tellement connaître le Secret alors qu'il aurait pu en trouver le texte aux archives du Vatican (ou dans le coffret de l'appartement papal) autant qu'il le voulait?

       La même lettre déclare: «Et si nous n'avons pas encore vu l'accomplissement total de la partie finale de cette prophétie, nous y allons à grands pas.» Pourquoi Sœur Lucie voudrait-elle dire à Jean-Paul II en 1982 que la prophétie du Troisième Secret n'était pas encore accomplie, si la prophétie avait été déjà accomplie avec l'attentat manqué à la vie du Pape le 13 mai 1981 (comme le Cardinal Ratzinger et Monseigneur Bertone le déclareront plus tard le 26 juin 2000)?

13 mai 1982 - Le Pape Jean-Paul II consacre le monde, à Fatima, mais pas la Russie. Les évêques du monde ne participent pas.

19 mai 1982 - Dans L'Osservatore Romano, le Saint-Père explique pourquoi il n'a pas spécifiquement consacré la Russie, déclarant qu'il avait «essayé de faire ce qui est possible dans les circonstances concrètes.»

Juillet-août 1982 - Le Soul Magazine de l'Armée Bleue publie un entretien prétendu avec Sœur Lucie où elle est supposée avoir déclaré que la Consécration de la Russie a été accomplie par la cérémonie du 13 mai 1982.

1982-1983 - Dans les commentaires privés devant des amis et des parents, Sœur Lucie ne cesse de nier que la Consécration de la Russie a été faite. Priée de le dire en public au début de 1983, Sœur Lucie dit au Père Joseph de Sainte Marie qu'il lui «faut une permission de la part du Vatican» pour pouvoir faire une telle déclaration.

19 mars 1983 - A la requête du Saint-Père, Sœur Lucie rencontre de nouveau le Nonce du Pape, l'Archevêque Portalupi; le Docteur Lacerda; et cette fois aussi le Père Messias Coelho. Au cours de cette rencontre, Sœur Lucie confirme que la Consécration de la Russie n'était pas faite, parce que la Russie n'est pas apparue clairement comme l'objet de la Consécration et que les évêques du monde entier n'ont pas participé. Elle explique qu'elle n'a pas pu le dire publiquement auparavant parce qu'elle n'avait pas la permission du Vatican.

Mai-octobre 1983 - Le Père Caillon et le Père Gruner publient plusieurs articles exposant comme fausse l'entrevue du Soul Magazine de juillet-août 1982.

1984

25 mars 1984 - Devant 250 000 personnes à Rome, le Saint-Père consacre de nouveau le monde au Cœur Immaculé de Marie. Immédiatement après, le Pape s'écarte de son texte préparé et prie ainsi: «Eclairez spécialement les peuples dont Vous attendez Vous-Même la consécration et l'acte de confiance.» Le Pape reconnaît ainsi publiquement que Notre-Dame de Fatima attend encore la Consécration de la Russie. (Voir photo de L'Osservatore Romano en haut de la page suivante.)

Le 8 décembre 1983, le Pape Jean-Paul II écrivit à tous les évêques du monde, leur demandant de se joindre à lui le 25 mars 1984 pour consacrer le monde au Cœur Immaculé de Marie. Il insérait avec sa lettre son texte préparé pour la Consécration. Le 25 mars 1984, le Pape, faisant la Consécration devant la statue de Notre-Dame de Fatima s'écarta de son texte pour ajouter les mots en relief ci-dessous: Comme vous voyez, ils furent reportés dans L'Osservatore Romano. Les mots ajoutés à cet endroit indiquent clairement que le Pape savait alors que la Consécration du monde faite ce jour-là n'accomplissait pas la requête de Notre-Dame de Fatima. Après avoir accompli exactement la Consécration du monde propre, quelques paragraphes plus haut, le Pape a ajouté les mots mis en relief: «Eclairez spécialement les peuples dont Vous attendez Vous-même la consécration et l'acte de confiance.» Ceci montre clairement qu'il sait que Notre-Dame attend que le Pape et les évêques Lui consacrent certains peuples, c'est-à-dire les peuples de Russie.

26 mars 1984 - Le journal du Pape, L'Osservatore Romano, rapporte les paroles citées ci-dessus exactement comme le Saint-Père les a prononcées.

27 mars 1984 - Selon le reportage du journal des évêques Catholiques d'Italie, Avvenire, le Saint-Père, dans le 25 mars à quatre heures de l'après-midi, trois heures après avoir consacré le monde, prie à la basilique Saint-Pierre, demandant à Notre-Dame de bénir «ces peuples pour qui Vous attendez Vous-même notre acte de Consécration et Confiance» et par là, il admet que la Consécration de la Russie demeure inaccomplie.

Mai 1984 - L'expert de Fatima le Père Messias Coelho sous un nom de plume insiste publiquement sur le fait que la Consécration n'est toujours pas faite (Message de Fatima, No. 158, de mai 1984). Il maintiendra constamment cette position jusqu'à l'été de 1989.

10 septembre 1984 - Monseigneur Alberto Cosme do Amaral, évêque de Fatima, déclare au cours d'une session questions-réponses à l'aula magna de l'Université Technique de Vienne en Autriche: «Son contenu (celui du Troisième Secret) concerne seulement notre foi ... La perte de la foi d'un continent est pire que l'anéantissement d'une nation; et c'est vrai que la foi diminue continuellement en Europe.» Ses remarques sont publiées dans le numéro de février 1985 de Mensagem de Fatima, publié par le Père Messias Coelho.

11 novembre 1984 - Le Cardinal Ratzinger donne une interview à Jesus Magazine, publication des Sœurs Pauliniennes. L'entrevue est intitulée «Voici pourquoi la Foi est en crise,» et est publiée avec permission explicite du Cardinal. Dans l'entretien, le Cardinal déclare que la crise de la Foi affecte l'Eglise dans le monde entier. Dans ce contexte il révèle qu'il a lu le Troisième Secret, et que le Secret porte sur «les dangers qui menacent la foi et la vie du Chrétien et donc du monde.»

       Le Cardinal confirme ainsi la thèse du Père Alonso: le Secret se rapporte à l'apostasie largement répandue dans l'Eglise. Le Cardinal Ratzinger dit, dans le même entretien, que le Secret se rapporte aussi à «l'importance des Novissimi (Les derniers Temps/Les derniers Evénements)» et que «s'il n'est pas publié, au moins pour le moment, c'est pour éviter de confondre prophétie religieuse et sensationnalisme ...» Le Cardinal révèle plus loin que «les choses contenues dans ce “Troisième Secret” correspondent à ce qui a été annoncé dans l'Ecriture et répété à maintes reprises dans beaucoup d'autres apparitions mariales, tout d'abord à Fatima ...»

       Dans la partie du texte de l'entretien reproduit à la page suivante, (traduite ci-après dans l'encadré), le Cardinal dit que le Troisième Secret contient une «prophétie religieuse» qui ne peut être révélée «pour empêcher qu'on ne la prenne pour une recherche de sensationnel.» Cependant le 26 juin 2000, le même Cardinal Ratzinger dit que le Troisième Secret ne traite que d'événements déjà passés (dont l'apogée est la tentative d'assassinat du Pape en 1981) et ne contient aucune prophétie concernant le futur. Que s'est-il passé pour que le Cardinal Ratzinger change son premier témoignage? Pourquoi suggère-t-il le 26 juin 2000 que le Troisième Secret pourrait être le résultat de l'imagination de Sœur Lucie? Croit-il vraiment au Message de Fatima? Sinon, peut-on se fier à son interprétation du Message de Fatima?

Photo de extrait italien original de lla revue Jesus


       Nous donnons ici une reproduction photographique de la partie-clé de l'interview du Cardinal Ratzinger comme il a été approuvé par Son Eminence dans les premier jours du octobre et publieé 11 novembre 1984 dans la revue Jesus concernant le Troisième Secret.

       [La traduction en française apparaissant à la page suivante est une traduction de l'anglais a été éditée dans le Fatima Crusader, n° 37, Eté 1991 — elle n'a jamais été contestée par personne.]


1985 - 1988

Juin 1985 - L'entretien de novembre 1984 dans le magazine Jesus est publié dans un livre intitulé Le rapport Ratzinger. Des références-clés de l'entretien sur le contenu du Troisième Secret ont mystérieusement disparu du livre qui est publié en anglais, français, allemand et italien et atteint plus d'un million d'imprimés. Malgré la censure des révélations sur le Troisième Secret, le livre admet que la crise de la foi, prédite dans le Troisième Secret, d'après le Père Alonso, est déjà là et qu'elle enveloppe le monde.

Septembre 1985 - Dans un entretien avec la revue Sol de Fatima (publication d'amis de l'Armée Bleue espagnole), Sœur Lucie affirme que la Consécration de la Russie n'a toujours pas été faite, parce que, encore une fois, la Russie n'a pas été clairement l'objet de la Consécration de 1984, et que l'épiscopat mondial n'a pas participé.


       Nous donnons donc, ici, l'entretien tel qu'il a été approuvé par Son Eminence le Cardinal Ratzinger dans les premiers jours d'octobre.

       Une des quatre sections du Congregation (pour le Doctrine de la Foi) s'intéresse aux apparitions mariales:

       «Cardinal Ratzinger, avez-vous lu ce qu'on appelle le Troisième Secret de Fatima: c'est-à-dire celui que Sœur Lucie avait envoyé au Pape Jean XXIII et que ce dernier n'a pas voulu faire connaître et a consigné dans les archives du Vatican?» (Réponse du Cardinal:)

       « Oui, je l'ai lu.» (Laquelle réponse nette provoqua une autre question.)

       « Pourquoi n'a-t-il pas été révélé?» (A cela le Cardinal fait la réponse suivante très éclairante:) «Parce que, selon le jugement des Papes, elle n'ajoute rien (littéralement: “rien de différent”) à ce que doit savoir un chrétien sur ce qui découle de la Révélation, c'est-à-dire un appel radical à la conversion; l'importance absolue de l'histoire; les dangers qui menacent la foi et le vie du Chrétien, et donc, du monde. Et puis l'importance des “novissimi” (les derniers événements à la fin des temps). S'il n'est pas publié — du moins pour le moment — c'est afin d'empêcher la prophétie religieuse d'être confondue avec une recherche du sensationnel (littéralement: “du sensationnalisme”). Mais les choses contenues dans le “Troisième Secret” correspondent à ce qui a été annoncé dans l'Ecriture et répété maintes fois dans beaucoup d'autres apparitions mariales, tout d'abord celle de Fatima, dont on sait déjà ce que contient le Message. Conversion et pénitence sont les conditions essentielles du “salut”.»


1985 - Le Cardinal Gagnon, dans un entretien avec le Père Caillon, reconnaît que la Consécration de la Russie n'est toujours pas faite.

1986 - Maria do Fetal cite publiquement Sœur Lucie (sa cousine) disant que la Consécration de la Russie n'a toujours pas été faite. Maria do Fetal maintiendra constamment jusqu'en juillet 1989 que Sœur Lucie le lui a dit.

1986-1987 - Le Père Paul Léonard Kramer écrit: «Le Complot pour réduire Notre-Dame au Silence» (juin 1986) et une suite intitulée «Les dirigeants de l'Armée Bleue ont suivi une politique délibérée de falsification du Message de Fatima» (avril 1987). Les deux articles exposent l'entrevue factice de la revue Soul Magazine de 1982 et la désinformation postérieure de l'Armée Bleue des Etats-Unis sur la Consécration requise par Notre-Dame.

20 juillet 1987 - Sortie de son couvent voter, Sœur Lucie, dans un rapide entretien, confirme au journaliste Enrico Romero que la Consécration de la Russie n'a pas été faite.

25 octobre 1987 - Dans une audience avec une douzaine de dirigeants catholiques, le Cardinal Mayer reconnaît publiquement que la Consécration n'a pas été faite selon la requête spécifique de Notre-Dame.

26 novembre 1987 - Dans une rencontre privée, le Cardinal Stickler confirme que la Consécration n'a pas été faite parce que le Pape ne trouve pas le soutien des évêques: «Ils ne lui obéissent pas,» dit le Cardinal Stickler.

1988 - Le Cardinal Gagnon attaque le Père Gruner pour la publication du rapport Caillon avec sa déclaration de 1985 selon laquelle la Consécration n'a pas été encore faite. Le Cardinal Gagnon reconnaît avoir parlé au Père Caillon et ne nie pas la vérité de son rapport, mais dit qu'il n'était pas destiné à être publié.

1989 - 1990

1989 - Plus de 350 évêques Catholiques Romains répondent à une lettre du Père Gruner, pour confirmer leur volonté de consacrer la Russie avec le Pape selon la requête de Notre-Dame de Fatima.

1989 - Depuis 1980, selon des estimations conservatives, un additional million de signatures ont été reçues par le Vatican en des pétitions, adressées au Pape et aux évêques pour consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie.

Juillet 1989 - En présence de trois témoins à l'hôtel Solar da Marta à Fatima, le Père Messias Coelho révèle que Sœur Lucie vient de recevoir un «ordre» anonyme de la part de personnes non identifiées de la bureaucratie du Vatican. «L'ordre» déclare que Sœur Lucie et ses consoeurs doivent dire maintenant que la Consécration de la Russie a été accomplie dans la cérémonie du 25 mars 1984, même si la Russie n'a pas été mentionnée et si les évêques du monde n'ont pas participé.

       Après cet événement, différents témoins — y compris, il est proclamé, Sœur Lucie elle-même — se mettent à réfuter leurs propres affirmations précédentes sur la non Consécration. Ces témoins, auparavant, déclaraient clairement que la Russie ne pouvait pas avoir été consacrée selon les requêtes du Message de Fatima, faute d'avoir mentionné la Russie, et faute d'avoir obtenu la participation des évêques du monde entier. Ainsi commence un processus de «révision» de la requête de Notre-Dame en passant de la Consécration de la Russie à la Consécration du monde. En même temps, des forces puissantes de l'appareil intérieur du Vatican commencent à viser le Père Gruner et son oeuvre pour la supprimer.

Juillet 1989 - Le Nonce du Pape au Portugal est changé; en lien avec «l'ordre» anonyme en provenance de la bureaucratie du Vatican. Peu après Maria do Fetal se retourne, contredisant toutes ses déclarations antérieures selon lesquelles sa cousine, Sœur Lucie ne pensait pas que la Consécration ait été faite. Maria do Fetal prétend maintenant que Sœur Lucie croit que la Consécration du monde en 1984 a satisfait aux demandes de Notre-Dame de Fatima.

10 juillet 1989 - Le Père Gruner répond respectueusement à la lettre du nouvel évêque d'Avellino datée du 29 mai 1989 et fait remarquer qu'il a permission écrite d'être au Canada, permission que lui a donnée Monseigneur Pasquale Venezia, le précédent évêque d'Avellino.

       Rien n'explique pourquoi la lettre a mis un mois pour atteindre le Père Gruner. La lettre révèle que le Cardinal Secrétaire d'Etat a envoyé «des signaux d'alarme» sur le travail du Père Gruner pour promouvoir le Message de Fatima, lequel travail inclut spécialement la réalisation de la propre Consécration de la Russie telle que l'exigeait Notre-Dame de Fatima et la requête de la publication complète du Troisième Secret.

       Le nouvel évêque ne semble pas comprendre que son prédécesseur ait donné au Père Gruner la permission de vivre hors du Diocèse d'Avellino en s'engageant dans son oeuvre de Fatima.

24 juillet 1989 - Le Cardinal Innocenti écrit au Père Gruner lui reprochant d'avoir refusé une «invitation» à rendre visite au Nonce apostolique du Canada. Le Nonce n'a jamais donné aucun ordre que le Père Gruner aille le voir. Le Cardinal Innocenti menace le Père Gruner d'une possibilité de suspension à moins d'une incardination dans un Diocèse du Canada ou d'un retour à Avellino au 30 septembre 1989.

9 août 1989 - Une offre non sollicitée d'incardination est soudain adressée au Père Gruner par Monseigneur Fulton du Canada, mais à la seule condition que le Père Gruner cesse son travail de promotion du Message de Fatima. Cette offre d'incardination est due apparemment à une pression exercée auprès de l'évêque d'Avellino par le Cardinal Secrétaire d'Etat, incitant l'évêque d'Avellino à remettre l'affaire entre les mains de Monseigneur Fulton.

21 août 1989 - Le Père Gruner répond à la lettre du Cardinal Innocenti datée du 24 juillet 1989 (qu'il n'a reçue qu'après le 14 août), faisant remarquer que le Cardinal n'a aucun droit d'interférence, puisque l'évêque d'Avellino ne lui a donné personnellement aucun ordre dans la matière. Le Père Gruner lui fait remarquer qu'il agit selon la loi de l'Eglise. Le Père Gruner en appelle alors au Pape contre l'abus d'autorité du Cardinal Innocenti. Par la suite, le Cardinal n'adresse plus aucune réponse ni aucun écrit au Père Gruner. Le Cardinal ordonne à tous ceux de son bureau de ne jamais lui mentionner de nouveau le nom du Père Gruner.

1 septembre 1989 - La revue The Fatima Crusader fait remarquer le droit de tout prêtre à la publication de la vérité sur le Message de Fatima. Par conséquent, la réponse de 10 pages au Cardinal Innocenti est publiée dans ce numéro du Fatima Crusader.

Fin août - Début septembre 1989 - Le prétendu «coup d'Etat» de Moscou, dans lequel le régime communiste suit un scénario visait à tromper l'Occident. Ce plan fut écrit en partie en 1958 et publié en 1984 par un dissident du K.G.B. Anatoliy Golitsyn qui assistait à la session du plan en 1958. Son livre Nouveaux mensonges pour vieux fait 148 prédictions concernant le plan de la Russie communiste pour une stratégie de duperie vis-à-vis de l'Occident. Vers 1993, 139 de ses prédictions se sont réalisées.

       Le plan révélé par Golitsyn serait bien servi en faisant croire aux fidèles de Notre-Dame de Fatima à croire que les changements purement politiques de 1989 font partie du triomphe du Cœur Immaculé prédit par Notre-Dame. En fait, les changements en Russie pendant la période 1989-2001 manifesteront seulement une perversion plus avancée de la société russe, non pas une conversion de la Russie.

       Ce n'est pas pure coïncidence que, en 1989, l'année même où commence la stratégie de duperie de la Russie, commence aussi une campagne de coopération pour supprimer ou réviser le Message de Fatima, y compris des actions pour réduire au silence le Père Gruner et son oeuvre, et l'apparition soudaine de lettres dactylographiées de Sœur Lucie qui n'écrit pas à la machine, déclarant que la Consécration a été accomplie par des cérémonies qui ne mentionnent même pas la Russie.

Août 1989 - novembre 1989 - Des notes et des lettres, à l'ordinateur et à la machine, supposées signées de Sœur Lucie apparaissent soudain, en contradiction pure et simple avec toutes les déclarations antérieures faites depuis plus de 60 ans sur la Consécration. Ces notes contiennent des erreurs formelles que Lucie n'aurait pu faire (par exemple, la fausse déclaration que le Pape Paul VI a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie lors de sa visite de 1967 à Fatima) et une phraséologie qu'elle n'avait jamais utilisée auparavant. Jusqu'à présent, «Sœur Lucie» n'a jamais fait de correspondance à la machine ou à l'ordinateur, et elle continue à faire à la main tous les autres écrits, y compris ses longs témoignages.

29 janvier 1990 - Vers 8h30 du matin, Maria do Fetal, à Fatima, déclare au Père Pierre Caillon que, précédemment, elle «inventait» lorsqu'elle rapportait les déclarations de Sœur Lucie disant que la Consécration du monde de 1984 n'était pas en conformité avec la requête de Notre-Dame pour la Consécration de la Russie.

11 octobre 1990 - La propre sœur de Sœur Lucie dit au Père Gruner, en Fatima, qu'on ne peut guère croire, et même pas du tout, à une lettre dactylographiée par Sœur Lucie, car elle ne sait même pas taper à la machine.

22 octobre 1990 - Dans un rapport écrit, un expert juridique en haute considération, indique que la signature portée sur une lettre à l'ordinateur de novembre 1989 est un faux. Des extraits de cette lettre, publiés par une revue catholique italienne en mars 1990, sont largement diffusés et cités comme «preuve» que la Consécration a été faite. Plusieurs antennes de radio colportent cette nouvelle à partir de la revue italienne et répandent dans le monde entier l'attestation frauduleuse.

Novembre 1990 - Le Père Gruner et la Croisade Internationale du Rosaire de Fatima lancent une campagne mondiale pour libérer Sœur Lucie de sa condamnation à 30 ans de silence et pour encourager le Saint-Père à révéler le Troisième Secret de Fatima.

1991 jusqu'à présent

13 mai 1991 - Sœur Lucie n'accepte pas d'aller à Fatima pour la visite du Pape mais elle en reçoit l'ordre au nom de la Sainte Obéissance. Le Pape Jean-Paul II visite Fatima pour la deuxième fois et rencontre Sœur Lucie pendant une demi-heure. Après cette rencontre, ni le Pape, ni Sœur Lucie ne font aucune annonce pour affirmer que la Consécration a été faite — annonce qui serait allée de soi, si les «lettres de Sœur Lucie» de 1989-1990 avaient été authentiques.

       Le silence du Pape et de Sœur Lucie quant à la Consécration de la Russie est très révélateur. Il y a un désaccord évident entre Sœur Lucie et une certaine partie de l'administration du Vatican, qui a toujours essayé de suggérer que la Consécration de la Russie est faite et qu'on en a fini. Même si l'on prétend que Sœur Lucie est d'accord pour dire que la Consécration de la Russie a été accomplie, elle continue d'être liée par l'ordre de silence qui lui a été imposé en 1960 et elle ne se défend pas publiquement. Les 24 volumes du Père Alonso avec 5 396 documents originaux sur Fatima sont toujours interdits de publication.

8 octobre 1992 - Conférence de Paix du Fatima Crusader. Des déclarations fausses et trompeuses sont publiées dans L'Osservatore Romano par le Cardinal Sanchez et l'Archevêque Sepe, suggérant qu'une permission ecclésiastique est requise pour la Conférence alors que, formellement, elle n'est pas nécessaire selon la loi de l'Eglise. Des mensonges semblables sont publiés dans la presse portugaise les 7-9 octobre. Néanmoins plus de cent évêques acceptent l'invitation et la participation aux frais pour se rendre à Fatima pour la Conférence. Tandis qu'en définitive 65 évêques assistent, 35 autres se laissent «persuader» de ne pas y assister, par le mouvement anti-Fatima et par certains fonctionnaires du Secrétariat d'Etat du Vatican.

10 octobre 1992 - Le Père Gruner est frappé par des employés du Sanctuaire, dont l'un avoue plus tard avoir agi sous les ordres du Recteur du Sanctuaire, Monseigneur Guerra. Monseigneur Amaral, évêque de Fatima, est démis de ses fonctions quatre mois plus tard, mais Monseigneur Guerra demeure Recteur du Sanctuaire.

11 octobre 1992 - Un entretien contestable avec Sœur Lucie est organisé par le Père Pacheco, le Cardinal Padiyara, Monsigneur Michaelappa et un chauffeur, Carlos Evaristo. Plus tard Evaristo publie une version faussée de la rencontre, qu'il reconnaît «reconstituée.» Entre autres falsifications, «l'entrevue» contient une déclaration de «Sœur Lucie» selon laquelle Mikhail Gorbachev s'est agenouillé devant le Saint-Père et lui a demandé pardon de ses péchés. Cette déclaration est dénoncée par le porte parole du Pape, Joaquin Navarro-Valls, comme fabriquée de toutes pièces. Le Père Pacheco publie une réfutation de la «rencontre» simulée. Le spécialiste de Fatima, Frère François, conclut que cette «entrevue» a été montée par le Recteur du Sanctuaire afin d'arrêter les pétitions pour la Consécration de la Russie. Aujourd'hui, la rencontre totalement discréditée d'Evaristo, n'est plus mentionnée comme «preuve» de l'affirmation prétendue de Sœur Lucie sur le fait de la Consécration.

1992 - Le premier volume expurgé des documents critiques du Père Alonso sur Fatima est publié, laissant 23 autres volumes sous clé.

31 juillet 1993 - Un évêque éminent de l'Inde donne des garanties écrites de sa volonté d'incardiner le Père Gruner mettant par là une fin apparente à tout effort du mouvement anti-Fatima du Vatican pour forcer le retour du Père Gruner à Avellino en Italie.

3 novembre 1993 - L'évêque d'Avellino, Antonio Forte, avoue au Père Gruner qu'il est empêché d'approuver le transfert du Père Gruner hors du Diocèse d'Avellino parce que le Cardinal Sanchez et l'Archevêque Sepe, de la Congrégation Vaticane pour le Clergé, ne le lui permettent pas. Le Cardinal Sanchez et l'Archevêque Sepe travaillent avec le Secrétariat d'Etat pour réduire au silence le Père Gruner et son oeuvre. Leurs actions violent la juridiction de l'évêque d'Avellino et n'ont aucune base dans le Droit Canon. Aucun autre prêtre dans toute l'Eglise Catholique n'est soumis à une telle interférence pour transfert d'un Diocèse à l'autre.

13 janvier 1994 - Monseigneur Forte dit au Père Gruner qu'il n'a rien contre lui, et quand le Père Gruner lui demande conseil, l'évêque lui dit de retourner au Canada.

14-31 janvier 1994 - Le Cardinal Sanchez, l'Archevêque Sepe et Monseigneur Forte commencent les tractations finales dans le «jeu d'incardination» contre le Père Gruner. Ils lui commandent de trouver un autre évêque, puis empêchent l'incardination par un autre évêque, tout en lui refusant l'excardination d'Avellino. «L'échec et mat» consiste à déclarer que puisque le Père Gruner «n'a pas réussi» à se faire incardiner ailleurs, il doit maintenant retourner à Avellino ou être suspendu de ses fonctions de prêtre.

31 janvier 1994 - Monseigneur Forte envoie au Père Gruner une lettre l'accusant d'être un prêtre vagus (errant) parce qu'il n'est pas retourné du Canada à Avellino — alors que Monseigneur Forte lui-même venait de dire au Père Gruner seulement 18 jours plus tôt de retourner au Canada. Cette conduite incroyable est expliqué dans Fatima Priest (Le prêtre de Fatima). Cela continue aujourd'hui et encore en appel aux tribunaux du Vatican et devant le Pape.

Octobre 1994 - Le Secrétaire d'Etat et les Nonces du Pape écrivent aux évêques dans le monde entier, pour leur conseiller de ne pas assister à la seconde Conférence de Paix de la Croisade de Fatima qui doit se tenir à Mexico. Des visas sont refusés et des obstacles mis sur la voie de plus de 100 évêques Catholiques qui acceptent l'invitation à la Conférence.

1995 - Dans une communication personnelle à un certain professeur Baumgartner de Salzburg (Autriche) le Cardinal Mario Luigi Ciappi, pas moins que le théologien personnel de Jean-Paul II, révèle que «dans le Troisième Secret, il est prédit, entre autres choses, que la grande apostasie de l'Eglise commencera au sommet.»

12 juillet 1995 - La première Lettre Ouverte au Pape est publiée dans un quotidien romain de premier plan Il Messaggero. Elle couvre deux pages entières, protestant publiquement contre l'abus flagrant de rang, de prestige et de pouvoir par les bureaucrates anti-Fatima du Vatican pendant la période 1992-1994. Elle est signée par deux évêques, des milliers de prêtres et de laïcs. Le Pape n'agit pas (ou est empêché d'agir) bien qu'un mot privé soit reçu pour dire que Sa Sainteté a bien lu la Lettre Ouverte.

Novembre 1996 - A Rome, troisième Conférence pour la Paix du Fatima Crusader. De nouveau, tous les évêques sont invités à y assister, avec couverture de tous les frais. En dépit de la constante répétition des mêmes mensonges répandus par certains membres du mouvement anti-Fatima de l'appareil du Vatican en 1992 et 1994 — combinés avec la pression de ne pas assister à la Conférence, pression exercée par le Cardinal Gantin, différents Nonces Apostoliques et d'autres bureaucrates du Vatican — plus de 200 évêques, prêtres et laïcs sont présents.

20 novembre 1996 - La plainte Canonique du Père Gruner contre le Cardinal Sanchez et l'Archevêque Sepe et leurs complices est remise au Pape en main propre, comme le montre une photographie reproduite dans Fatima Priest et publié le 2 avril 1998 dans Il Messaggero.

26 février 1997 - Coralie Graham, rédactrice en chef du Fatima Crusader envoie au Cardinal Gantin une lettre recommandée contenant sept questions pertinentes sur ses actions illégales pour tenter d'empêcher les évêques et prêtres d'assister à la Conférence de la Paix. Plus de cinq ans plus tard, sa lettre parfaitement respectueuse, est toujours demeurée sans réponse.

2 avril 1998 - Publication de la seconde Lettre Ouverte de deux pages. Cette fois la Lettre Ouverte recueille les signatures de 27 évêques et archevêques ainsi que 1900 prêtres et religieux et plus de 15 000 laïcs. Elle est publiée en italien dans Il Messaggero. Des milliers d'affiches de la Lettre Ouverte sont apposées autour du Vatican au cours de 1998.

       Pendant ce temps, le procès canonique du Père Gruner suit son cours dans le système judiciaire du Vatican. Des détails des procédés «truqués» et absurdement injustes sont fournis dans Fatima Priest (livre sur la vie du Père Gruner). Au cours du procès, l'Archevêque Grochelewski, actuellement juge principal du dossier (depuis que le Cardinal Agustoni a été obligé de se retirer à cause de l'apparence de préjugé) avoue que le litige n'est pas au sujet de l'incardination du Père Gruner, mais de ce qu'il dit (concernant Fatima). C'est la vraie raison des nombreuses actions illicites et sans précédent contre le Père Gruner, même si on n'en trouve nulle trace écrite dans les actes du procès. Un principe essentiel de la justice naturelle est que l'accusé doit être informé des accusations précises contre lui, de sorte qu'il puisse se défendre. Mettre le Père Gruner en jugement pour un «délit» prétendu concernant son incardination, quand le véritable enjeu est ce qu'il dit sur Fatima, voilà une insulte à ce principe.

Octobre 1998 - Les différents mensonges, insinuations malveillantes et accusations contre le Père Gruner sont résumés dans un long document accusateur, préparé et présenté par le Promoteur de la Justice, désigné par l'appareil du Vatican pour préparer un résumé prétendument «impartial» des positions canoniques des parties. On dit au Père Gruner qu'il n'a même pas le droit d'obtenir une copie de ce document «impartial,» à moins de faire serment de le garder secret. Cette requête bizarre émane du Tribunal lui-même (Une copie de cette exigence du secret par le Tribunal est à la disposition de tout évêque qui en fait la demande). Le Père Gruner refuse de faire ce serment du secret. On le force à parcourir le document du Promoteur en présence de son avocat canonique qui doit faire le voyage Rome — Canada puis rapporter à Rome le document sans en laisser une copie.

10 octobre 1998 - Le document du Promoteur révèle, pour la première fois, l'existence de 20 lettres mises secrètement en circulation contre le Père Gruner et son oeuvre. Les lettres regorgent de faux rapports et de purs mensonges de la part de certains membres de la Congrégation pour le Clergé, du Secrétariat d'Etat et même de la Congrégation du Cardinal Ratzinger, remontant au début des années 80.

10 décembre 1998 - En dépit des obstacles presque infranchissables et du temps très limité accordé pour sa réponse, le Père Gruner apporte une réponse canonique de 80 pages au document du Promoteur, en réfutant chaque allégation de manière concluante. Le document du Promoteur n'a jamais été mentionné à nouveau par le Tribunal.

Décembre 1998 - Le Père Gruner, par courrier recommandé, exige des copies des 20 lettres environ écrites contre lui par la Congrégation pour le Clergé et le Tribunal. Les lettres ne sont jamais parvenues. Des mensonges continuent à circuler dans le dos du Père Gruner, entravant considérablement ses efforts pour persuader les évêques que la Consécration de la Russie doit se faire de manière convenable pour éviter l'anéantissement des nations selon les avertissements de Notre-Dame de Fatima.

Août 1999 - Le Père Gruner adresse un nouveau document à l'évêque d'Avellino qui démontre que le Père Gruner est incardiné ailleurs.

3 septembre 1999 - La Signature Apostolique produit une décision antidatée du 10 juillet 1999. L'absence évidente de fondement de la décision est démontrée dans «une Loi pour Un Seul Homme» (chapître de Fatima Priest) et par des documents liés à la réfutation du Père Gruner, en date du 14 octobre 1999 (également reproduit dans Fatima Priest, édition 2000), réfutation à laquelle la Signature Apostolique n'apporte aucune réponse. Pendant ce temps, le troisième avocat canonique, sur qui on a fait pression, en vient à se retourner contre lui. (Le mauvais service des deux premiers canonistes est détaillé dans Fatima Priest). 16 canonistes seulement sont autorisés à défendre 400 000 prêtres catholiques à la Signature, d'où la facilité de faire pression sur ces avocats par des menaces de mettre un terme à leur admission au Tribunal.

12-18 octobre 1999 - La Conférence de la Paix de l'Apostolat à Hamilton (Ontario) est soumise au même modèle de harcèlement, d'abus d'autorité, et de mensonges calculés qui ont entravé les précédentes Conférences de l'Oeuvre de Fatima. Des évêques et des prêtres sont présents, mais en nombre réduit. Il est devenu de plus en plus difficile d'atteindre les prêtres et les évêques à cause de la campagne du Vatican pour noircir la réputation du Père Gruner et son oeuvre. Assistance de plus de 300 personnes, laïcs pour la plupart.

22 novembre 1999 - Une seconde Plainte Canonique faite par le Père Gruner est adressée au Pape par courrier recommandé, depuis la poste vaticane. Cette plainte cite les Cardinaux Agustoni, Innocenti et Sanchez, l'Archevêque Sepe, l'Archevêque Grochelewski et Monseigneur Forte.

Décembre 1999 - Le second volume des manuscrits du Père Alonso est enfin publié, mais en édition extrêmement expurgée. Les 22 autres volumes sont encore non publiés 25 ans plus tard, bien qu'entièrement prêts à être mis sous presse dès 1975.

20 avril 2000 - Le Père Gruner invoque le Canon 1506, qui requiert du Pape d'accepter les plaintes canoniques à la fois contre les Cardinaux et les évêques cités. Selon le Droit Canon, les plaintes sont considérées comme acceptées, une fois passée la limite de mai 2000. Le Pape ne répond pas bien qu'obligé de le faire par la loi qu'il a lui-même promulguée. Même le Pape est lié par la loi commune de l'Eglise jusqu'au moment où il promulgue une nouvelle loi.

13 mai 2000 - Pendant les cérémonies de Béatification de Jacinthe et de François, le Cardinal Sodano annonce que le Troisième Secret de Fatima va être révélé. (Auparavant, le Secrétariat d'Etat avait essayé de détourner de Fatima les cérémonies de Béatification en faisant au Vatican une cérémonie de béatification groupée, impliquant d'autres bienheureux sans rapport avec Fatima.)

       Le Cardinal Sodano, cependant donne une présentation fallacieuse du Troisième Secret, prétendant qu'il consiste en une vision où «le Pape semble tomber mort.» Le texte réel de la vision (qui sera révélé le mois suivant) déclare que le Pape est tué. De toute évidence, le Cardinal Sodano prépare la voie à une fausse «interprétation» du Secret qui prétendra que l'essentiel du Troisème Secret, c'est l'attentat manqué à la vie du Pape en 1981 et que tous les événements prophétisés dans le Secret, pour employer ses propres termes, «semblent désormais appartenir au passé.»

5 juin 2000 - Une lettre menaçant le Père Gruner d'une «excommunication» sans fondement est signée par le Cardinal Castrillón Hoyos. La lettre est remise au domicile du Père Gruner par un émissaire du Vatican le 21 juin à 10 heures du soir. Avec un mensonge, l'émissaire pénètre dans la salle de séjour du Père Gruner en prétendant qu'il a «une bonne nouvelle du Saint-Père.»

26 juin 2000 - A une conférence de presse, le Vatican publie un texte comme étant le Troisième Secret en entier. Le texte présente une vision dans laquelle le Pape («un Evêque vêtu de Blanc») est tué par une bande de soldats qui tirent sur lui, alors qu'il est agenouillé au pied d'une grande croix de bois au sommet d'une colline après avoir traversé une ville à demi en ruines remplie de cadavres. L'exécution du Pape est suivie de l'exécution de nombreux évêques, prêtres et laïcs.

       Les questions abondent (voir article d'Andrew Cesanek dans The Fatima Crusader, n°64). Entre autres questions: pourquoi la vision publiée ne contient-elle aucun mot de Notre-Dame, alors que, même en annonçant le non dévoilement du Secret en 1960, le Vatican lui-même a cité «les mots que Notre-Dame a confiés aux enfants en secret.» La vision ne mentionne pas les mots qui suivent clairement «Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc.» — expression que Sœur Lucie a incluse dans son Quatrième Mémoire comme partie du texte intégral du Troisième Secret de Fatima. L'expression concernant le dogme de la foi au Portugal est mystérieusement reléguée à une note de bas de page, dans le commentaire du Vatican sur le Secret, comme ignorée par le Cardinal Ratzinger et Monseigneur Bertone, coauteurs du commentaire.

       La partie du commentaire faite par le Cardinal Ratzinger déclare précisément que Monseigneur Bertone et lui suivent «l'interprétation» donnée par le Cardinal Sodano — c'est-à-dire que le Message de Fatima et le Troisième Secret en particulier se rapportent totalement à des événements qui maintenant appartiennent au passé. En conséquence, le Cardinal Ratzinger prétend que la survivance du Pape en 1981 est ce que dépeint la vision du Pape que l'on tue. Même les médias non religieux reconnaissent la fausseté de cette interprétation.

       Le texte publié de la vision ne contient aucun des éléments présentés par le Cardinal Ratzinger dans son entrevue en 1984, mystérieusement censurée, de la revue Jesus. La vision publiée ne dit rien sur «les dangers qui menacent la foi et la vie du chrétien et donc du monde,» rien sur «l'importance de la fin des temps,» rien sur ce que contiennent «beaucoup d'autres apparitions mariales» approuvées par l'Eglise et rien sur les prophéties «annoncées dans la Sainte Ecriture.» Plus loin, alors que le Cardinal Ratzinger a dit en 1984 que le Troisième Secret contient une «prophétie religieuse» — déclaration qu'il a faite trois ans après l'attentat à la vie du Pape — il prétend maintenant qu'il n'y a pas de prophétie, mais seulement une présentation d'événements passés, avec au sommet la tentative d'assassinat de 1981.

       Plus loin, le commentaire du Cardinal Ratzinger scandalise les fidèles en prétendant que le triomphe du Cœur Immaculé de Marie n'est rien d'autre que l'amour qui triomphe des bombes et des canons, et que la dévotion au Cœur Immaculé ne signifie rien de plus que l'accomplissement de la Volonté de Dieu par chaque personne qui acquiert ainsi pour soi un ‘cœur immaculé'. La conversion de la Russie au Catholicisme et l'expansion de la dévotion au seul et unique Cœur Immaculé de Marie à travers le monde ne sont même pas mentionnés dans le commentaire du Cardinal Ratzinger.

       La seule «autorité» de Fatima que cite le Cardinal Ratzinger est le Père Edouard Dhanis, Jésuite moderniste qui a passé des années à jeter le doute sur les éléments prophétiques du Message de Fatima concernant la Russie. Le Père Dhanis prétendait que ces éléments du Message étaient de pieuses inventions de Sœur Lucie. Le Père Dhanis refusa d'étudier les archives officielles de Fatima ou de consulter d'autres documents privés mis à sa disposition afin de ne pas avoir à rétracter ses thèses erronées. A la suite des erreurs du Père Dhanis qui réduisent Fatima à une piété générique, sans prophétie d'événements futurs, la partie du commentaire faite par le Cardinal Ratzinger conclut en affirmant que tout ce qui reste du Message de Fatima c'est la prière et la pénitence.

 

      L'étonnante citation du commentaire de Monseigneur Bertone, assistant du Cardinal Ratzinger (reproduit [en partie] ci-dessus à partir du fascicule du Vatican Le Message de Fatima) montre jusqu'où sont tombés dans l'erreur et le révisionnisme Monseigneur Bertone et les autres du mouvement anti-Fatima. Ici, Monseigneur Bertone dit, en effet, que la promesse faite par Notre-Dame d'une période de paix dépend de la révélation du Troisième Secret alors que, en fait, Notre-Dame a dit qu'une période de paix serait accordée au monde seulement quand la Russie aura été consacrée à Son Cœur Immaculé et ensuite convertie. Si l'on n'avait vu les mots imprimés de Monseigneur Bertone, on aurait douté que n'importe quel théologien catholique sensé ou officiel ecclésiastique ait pu présenter un faux rapport aussi énorme du Message de Fatima. Au spectacle de l'état actuel du monde, la proclamation de Monseigneur Bertone de la fin d'une ère «marquée par de tragiques volontés humaines de puissance et d'iniquité,» confine au dérangement de l'esprit. Que pense-t-il que nous ayons aujourd'hui — une ère de paix et de tranquillité?

       La partie du commentaire par Monseigneur Bertone prétend aussi que toute requête ultérieure pour la Consécration de la Russie «est sans fondement.» Pour seule preuve de cette revendication, il cite une prétendue «lettre de Sœur Lucie» de 1989, adressé à un individu non identifiée. La «lettre de Sœur Lucie» se détruit d'elle-même, en déclarant faussement que pendant sa visite à Fatima en 1967, le Pape Paul VI a consacré le monde entier au Cœur Immaculé de Marie — événement qui n'a jamais eu lieu — Sœur Lucie n'a pas pu faire une telle bévue puisqu'elle assista à toute la brève visite du Pape Paul VI à Fatima.

       Paradoxalement la seule personne à ne pas participer à la «révélation» du Troisième Secret le 26 juin 2000 est Sœur Lucie elle-même. Elle n'est pas encore autorisée à parler, même si on est en train de raconter au public que le Message de Fatima a été entièrement révélé et que rien d'autre ne demeure caché. Son témoignage capital concernant la Consécration de la Russie n'est pas sollicité, même si peu de semaines auparavant les Cardinaux Sodano et Ratzinger, Monseigneur Bertone et d'autres membres de l'appareil du Vatican étaient à Fatima et auraient pu lui parler de la question. La lettre de 1989, évidemment discréditée, est la seule preuve sur laquelle s'appuient expressément ces officiels du Vatican pour prétendre que la Consécration a été faite. Curieusement, à Sœur Lucie, on ne demande même pas d'authentifier cette lettre.

       En conclusion de la Conférence de presse du 26 juin, le Cardinal Ratzinger mentionne nommément le Père Gruner, prétendant qu'il doit se soumettre au «Magistère» en ce qui concerne Fatima et la Consécration de la Russie. Aucune prétention pourtant que le Pape lui-même ait proclamé que la Consécration est accomplie à tout jamais. Le Pape ne joue aucun rôle dans la Conférence de presse du 26 juin, ni dans le commentaire Ratzinger/Bertone, qui n'est pas un document du Magistère de l'Eglise (le service officiel d'enseignement du Pape ou le Pape et tous les évêques du monde en union avec lui) et par conséquent, n'oblige personne à croire ce qu'il prétend. Même le Cardinal Ratzinger lui-même admet que son interprétation et celle de Monseigneur Bertone ne sont pas contraignantes.

11-12 juillet 2000 - Le Père Gruner continue de résister à la menace non fondée d'excommunication de la part du Cardinal Castrillón Hoyos en publiant sa réponse au Cardinal. Le Père Gruner est le seul prêtre actuellement exposé à une telle menace publique directe de la part d'un officiel du Vatican. Cependant en même temps, le Vatican ferme les yeux sur d'innombrables prêtres qui répandent l'hérésie et s'engagent dans tous les pays dans une conduite indiciblement scandaleuse.

14 juillet 2000 - Le Père Gruner apprend que le Cardinal Castrillón Hoyos commande à plusieurs Nonces du monde de tourmenter le Père Gruner par de fausses accusations. Par exemple, le Nonce des Philippines propage le mensonge que le Père Gruner est coupable de falsifier des documents de la Secrétairie d'Etat du Vatican pour faire reconnaître son oeuvre par le Vatican — absurdité manifeste. Ces mensonges sont réfutés dans la déclaration publiée par l'oeuvre. (Voir Fatima Priest.) Le Cardinal Castrillón Hoyos ne prête aucune attention aux requêtes répétées du Père Gruner pour rétracter les fausses accusations de falsification. Au lieu de cela, le Cardinal Castrillón Hoyos révise simplement l'accusation d'un soi-disant «usage inapproprié» de documents authentiques, refusant d'admettre que son accusation initiale fût un mensonge. Toutes les accusations du Cardinal Castrillón Hoyos sont réfutées dans la réponse de l'oeuvre, mais il refuse de rétracter aucune et tout l'ensemble de ses fausses allégations.

15 juillet 2000 - Publication par le Père Gruner du numéro 64 du Fatima Crusader. Ce numéro démontre que le texte du Troisième Secret révélé le 26 juin est incomplet. (Voir spécialement l'article sur l'existence de deux textes par Andrew Cesanek. Des copies sont disponibles en italien, anglais et portugais sur le site internet de Fatima, www.fatima.org. Voir aussi Chapitre 12.)

8 août - 16 octobre 2000 - Le Cardinal Castrillón Hoyos refuse de retirer sa menace d'excommunication. A la mi-octobre, il dit qu'il en réfère à une «autorité supérieure.» Il refuse d'identifier cette «autorité supérieure,» bien que ce soit clairement le Secrétaire d'Etat du Vatican.

31 août 2000 - Le Père Gruner adresse un dossier au Saint-Père pour un second rappel sur sa plainte canonique et son recours au Pape contre les Cardinaux Innocenti, Sanchez, et Agustoni, l'Archevêque Sepe, l'Archevêque Grochelewski et l'Evêque Forte, sous le Canon 1506. Le litage est basé sur l'abus de pouvoir et la violation du droit canonique. La plainte note que (à moins de nouvelle loi et jusqu'à sa promulgation par le Pape), le Pape est lié par les lois qu'il a promulguées pour entendre le cas.

8 octobre 2000 - Cependant une autre Consécration du monde s'accomplit dans une cérémonie au Vatican — mais pas celle de la Russie. Cette cérémonie porte le nom «d'acte de confiance.» Alors que les propagandistes anti-Fatima disent que la Consécration de la Russie est impossible, 1 400 évêques et 76 cardinaux sont rassemblés au Vatican à cette date et peuvent facilement citer la Russie au cours de «l'acte de confiance.» En fait, un certain nombre d'évêques pensent que c'est ce qu'ils vont faire. Le texte de l'acte de confiance n'est rendu public que le 7 octobre, veille de la cérémonie. Le texte ne mentionne pas la Russie, mais mentionne un «acte de confiance» du monde, «les chômeurs,» «les jeunes en quête du sens de la vie» et autres sujets de «confiance» — n'importe qui et n'importe quoi sauf la Russie.

30 novembre 2000 - La revue A l'Intérieur du Vatican révèle qu'un Cardinal présenté comme «l'un des conseillers les plus intimes du Pape» reconnaît que Sa Sainteté a reçu le conseil de ne pas mentionner la Russie en aucune cérémonie de Consécration parce que cela offenserait l'Orthodoxie Russe. Que l'Ostpolitik et la diplomatie du Vatican aient empêché la specifique Consécration de la Russie est ici confirmé par un prélat du Vatican.

20 décembre 2000 - Le Père Gruner achève d'écrire une plainte canonique à Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II contre le Castrillón Cardinal Hoyos pour délits contre la loi de l'Eglise, et requiert formellement, en due forme canonique, de déposer le Cardinal de ses fonctions. Les Canons 1405, 1406 et 1452§1 sont invoqués, selon lesquels le seul juge compétent en de tels cas est le Pape et le Pape est obligé de régler le litige.

16 mai 2001 - Réfléchissant au scepticisme croissant de millions de Catholiques, la Mère Angelica déclare à cette date à son émission télévisée en direct qu'elle ne croit pas que le Vatican ait révélé la totalité du Troisième Secret:

       «Quant au Secret, j'en viens à être au nombre de ces personnes qui pensent que nous n'avons pas eu le tout. J'ai bien dit! Je veux dire, vous avez le droit à votre opinion personnelle, n'est-ce pas, Père? Là, vous savez c'est mon opinion. Parce que je pense que c'est effrayant. Et je ne pense pas, que le Saint Siège va dire quelque chose qui n'arrivera pas, qui pourrait arriver. Et puis qu'est-ce que ça fait si ça n'arrive pas? Je veux dire que le Saint Siège ne peut se permettre de faire des prophéties.»

30 août 2001 - Le Centre Fatima envoie, à des millions de personnes de la presse et à des gouvernants du monde, une lettre contenant un avertissement à la lumière du Message de Fatima:

       «Il viendra un jour, plus proche que vous ne pensez, où des bombes se mettront à exploser même dans les parties ‘paisibles’ du monde.»

11 septembre 2001 - Des terroristes détournent deux avions de lignes et les écrasent contre les tours jumelles du World Trade Center à New York City, pour les faire tomber. Un autre avion détourné s'écrase sur le Pentagone. Plus de 3 000 personnes sont tuées dans l'épisode terroriste le plus sanglant que le monde ait jamais vu. Cet acte de guerre est la preuve déterminante que la Consécration de la Russie, qui selon la promesse de Notre-Dame apportera la paix au monde, n'a pas été faite. Cependant le mouvement anti-Fatima répète que le Message de Fatima a été glorieusement accompli avec la consécration du monde en 1984 et que le Triomphe du Cœur Immaculé de Marie est là.

12 septembre 2001 - Révélant leur obsession étrange par rapport au Père Gruner et son oeuvre, les officiels du Vatican, seulement un jour après la pire attaque terroriste du monde, font publier par l'office de presse du Vatican, une «Déclaration» au monde, alléguant que le Père Gruner a été «suspendu» de la prêtrise et que nul ne devrait assister à la Conférence de Paix en relation avec Fatima et sponsorisée par son oeuvre à Rome du 7 au 13 octobre 2001. La «Déclaration» affirme être «mandatée par une autorité supérieure.» L'article soigneusement inséré dans l'expression «une autorité supérieure» indique clairement que «l'autorité» en question n'est pas la plus haute autorité de l'Eglise — c'est à dire le Pape. L'expression «une autorité supérieure» est dans la langue du Vatican, le Secrétaire d'Etat — le Cardinal Sodano. En tout cas, selon la loi de l'Eglise un «mandat» d'une personne anonyme est nul et non avenu.

       La «Déclaration» ne donne aucune base au «suspens» puisqu'il n'y a pas de fondement pour la fausse accusation que le Père Gruner «n'a pas réussi» à trouver un autre évêque pour l'incardiner et doit donc «retourner» à Avellino après 23 ans. C'est le même «échec» qu'avait machiné la bureaucratie vaticane par ses interférences sans précédent pour des offres d'incardination sur des années, par une série d'évêques sympathiques, dont tous souhaitaient favoriser le travail du Père Gruner.

       L'annonce du Vatican prétend que la Conférence de Rome ne «jouit pas de l'approbation de l'autorité ecclésiastique.» La décision est évidemment calculée pour égarer, puisque ces officiels vatican savent très bien que n'est requise aucune approbation, quelle qu'elle soit, selon la loi de l'Eglise (canons 212, 215, 278, 299), qui garantit le droit naturel du clergé et des laïcs de s'associer et de discuter de sujets d'intérêt de l'Eglise. Paradoxalement, jamais les officiels du vatican n'ont pris des mesures aussi spectaculaires, ou à la vérité absolument aucune mesure pour empêcher d'innombrables conférences et autres rassemblements tenus en permanence dans toute l'Eglise par des prêtres, des religieuses et des laïcs qui, ouvertement, sont en dissidence avec la Doctrine Catholique. Ces mêmes officiels du Vatican semblent voir le Message de Fatima comme la plus grande menace pour l'Eglise d'aujourd'hui.

       Que le Vatican progresse dans sa persécution contre le Père Gruner quelques heures seulement après le massacre de milliers d'Américains dans une attaque terroriste sans précédent, démontre avec certitude absolue la complète perversité de l'opposition au Message de Fatima de la part de certains éléments intérieurs de la bureaucratie vaticane. Ni la diffusion de l'hérésie, ni les innombrables scandales sexuels parmi le clergé au cours de ces quarante dernières années, n'ont jamais suscité une telle action de la part de ces mêmes éléments du Vatican, liés par devoir à protéger l'Eglise contre ses vrais ennemis. C'est un mystère d'iniquité que le premier impératif de ces officiels du Vatican, même au milieu de l'effusion mondiale du sang et de l'apostasie, soit devenu la suppression du Message de Fatima — le moyen même capable de détourner l'effusion de sang et l'apostasie.

 


Castel Gandolfo 24 août 2001

       Révérend Père,

       Dans votre lettre du 10 juillet, vous m'avez invité à participer à la cinquième Conférence pour la Paix Mondiale qui aura lieu à Rome du 7 au 13 octobre.

       Je vous remercie chaleureusement et jusqu'à présent j'espère que cette rencontre traitant d'un sujet si important comme paix du monde sera couronnée de grand succès.

       Je ne pourrai pas assister à cet événement, parce que le Synode des Evêques sera en cours ici au Vatican.

       Avec cordiales salutations et le désir que le Seigneur par l'intercession de Notre-Dame de Fatima, vous accorde tout bien désiré.

       Signé par (Monseigneur) + Stanislaw Dziwisz


13 septembre 2001 - Le Centre Fatima répond à la «Déclaration» publiée par l'Office de Presse du Vatican, notant, entre autres choses, que le Père Gruner semble être le seul prêtre, de mémoire d'homme dans l'Eglise, qui ait été publiquement dénoncé au monde pour un «délit» qui n'est même pas spécifié, par une «autorité supérieure» qui n'est même pas nommé.

21 septembre 2001 - Après avoir reçu ce qu'en privé elle a reconnu être «un appel téléphonique ecclésiastique» de la part de quelqu'un de la bureaucratie du Vatican, une employée de l'Université Catholique du Sacré-Cœur à Rome envoie une lettre pour aviser que le contrat de l'oeuvre pour l'hébergement de la Conférence sur la Paix Mondiale du 7 au 13 octobre 2001, sera annulé — et qu'on refuse de garder le contrat écrit. Tout cela moins de trois semaines avant le début de la Conférence et après que l'oeuvre eut dépensé plus de 100 000 dollars en publicité et autres préparatifs. Questionnée pour une explication de cette rupture de contrat, l'Université Catholique du Sacré-Cœur prétend qu'elle a dû soudain programmer «une inspection des structures» de ses logements — pendant la semaine même où doit se tenir la Conférence de l'Oeuvre du Père Gruner!

28 septembre 2001 - Le Père Gruner reçoit directement une lettre de Monseigneur Dziwisz, secrétaire personnel du Pape, en date du 24 août 2001, avec des souhaits chaleureux au Père Gruner pour sa prochaine conférence à Rome sur Fatima et la paix mondiale et exprimant ses regrets de ne pouvoir assister à la Conférence à cause du Synode des Evêques qui avait lieu à la même période. Monseigneur Dziwisz est depuis 35 ans secrétaire personnel du Pape Jean-Paul II et il est comme un fils pour le Saint-Père. L'expression du soutien et des bons souhaits au Père Gruner par Monseigneur Dziwisz prouve que la menace indigne à l'adresse du Père Gruner publiée par «mandat d'une autorité supérieure» le 12 septembre 2001 n'avait pu émaner de l'entourage du Saint-Père, laissant le Cardinal Sodano comme seule autre «autorité supérieure» qui ait pu provoquer la menace sans fondement. (Voir pour la reproduction photographique de la lettre avec la traduction française.)

25 octobre 2001 - Le Cardinal Ratzinger reconnaît une déstabilisation de l'équilibre interne de la Curie Romaine en raison de rapports (à la suite de l'attaque terroriste du 11 septembre à New-York) d'une lettre de Sœur Lucie au Pape concernant le Troisième Secret et les dangers pour le monde et la personne du Pape. Ratzinger ne nie pas explicitement l'existence de cette lettre. Cet aveu montre que le scepticisme, largement répandu à l'égard des relations vaticanes sur Fatima, s'étend apparemment jusqu'au sein même de la Curie.

Décembre 2001 - Le Père Gruner a un entretien avec le Rédacteur du Fatima Crusader dans un article intitulé «Ne Tirez Pas sur le Messager.» Il peut se résumer comme suit: «La loi de Dieu et la loi même de l'Eglise Catholique (Droit Canonique) déclare nettement (voir Canons 221, 1321, 1323) que aucun prêtre de l'Eglise Catholique ne peut être frappé d'aucune peine ecclésiastique quelle qu'elle soit, si le prêtre n'a pas commis d'acte criminel ni transgressé une loi ou un précepte de l'Eglise. Puisque aucun crime ni transgression de ce genre n'a jamais été commis par le Père Gruner, il est absolument clair et certain que le Père Gruner n'est pas suspendu a divinis. Quiconque, fût-il Cardinal, dit que le Père Gruner est suspendu est ou bien désinformé ou malicieux.»

20 décembre 2001 - En réaction par rapport à la montée du scepticisme quant à l'intégralité des révélations vaticanes du Troisième Secret, l'appareil du Vatican publie soudain une «rencontre» secrète de Sœur Lucie, orchestrée significativement par l'Archevêque Bertone plus d'un mois plus tôt (17 novembre) au couvent de Coïmbra. La «rencontre» ne comporte rien de plus qu'un rapport en italien par Bertone de ce que Sœur Lucie est censée avoir dit en portugais. Selon Bertone, Sœur Lucie a dit que la Consécration du monde en 1984 a été «acceptée par le Ciel» (dans quel but elle n'a pas dit) et que tout «a été publié».

       La «rencontre» qui, selon Bertone, a duré deux heures ne contient que 44 mots, prétendus de la bouche de Sœur Lucie, concernant les sujets controversés (la Consécration de la Russie et le Troisième Secret). Aucun écrit ni autre enregistrement indépendant de la «rencontre» n'est fourni, d'où l'impossibilité de déterminer les questions exactes posées à Sœur Lucie au cours de l'interrogation de deux heures à huis clos, ou le contexte des 44 mots qu'elle est censée avoir prononcés pendant ces deux heures non enregistrées. (Les nombreuses circonstances suspectes de cette secret «rencontre» sont analysées dans l'article intitulé: «Ecoutons le Témoin, pour l'Amour du Dieu,» de Monsieur Christopher A. Ferrara, Esq. dans le n° 70 (Printemps 2002) du Fatima Crusader. On peut obtenir des copies de cet article sur le site internet www.fatima.org. ou le Fatima Crusader — voir aussi chapitre 14 de ce livre.)

Janvier 2002 - Malgré la déclaration du Vatican sur l'intégralité de la révélation du Troisième Secret, Sœur Lucie demeure sous ordre de ne pas parler en public sur le Message de Fatima sans permission du Cardinal Ratzinger ou du Pape lui-même. Et tandis que le monde descend en spirale vers la violence et la perte de Dieu, la Consécration de la Russie demeure non accomplie. L'anéantissement des nations est suspendu dans la balance tandis que le monde se prépare à la guerre. Alors que ce livre est sous presse en décembre 2002, et que la menace de guerre se précise encore, Sœur Lucie est toujours réduite au silence.

Où en sommes nous?

       Voici où nous en sommes, plus de 85 ans après la communication du Message de Fatima par la Mère de Dieu à trois voyants:

  • La simple demande de la bienheureuse Vierge Marie que la nation «Russie» — non pas le monde, non pas les chômeurs, non pas la jeunesse en quête de sens de la vie — soit consacrée au Cœur Immaculé de Marie n'a pas encore été honorée. Ce manquement est aussi mystérieux que le manquement des Rois de France à honorer la requête de Notre-Seigneur en 1689 pour la Consécration de la France à Son Sacré-Cœur. Le manquement à consacrer la Russie aura cependant des conséquences infiniment plus ruineuses que celles qui ont plongé la France dans la Révolution Française.
  • Nous sommes témoins d'une tentative systématique de révision du Message de Fatima, pour éliminer toute référence à la consécration ou à la conversion de la Russie, et pour réduire le Message à une simple chronique d'événements passés et à un appel à la piété personnelle. Ce révisionnisme de Fatima s'accompagne d'une «purge» de facto de l'Eglise, par des appels à nier la vérité «par obéissance» et par des menaces d'excommunication ainsi que par la dépersonnalisation de quiconque voudrait contredire «la ligne du parti» du Secrétariat d'Etat du Vatican, selon laquelle Fatima appartient au passé et la Consécration de la Russie ne doit jamais plus être mentionnée.
  • La révélation supposée du Troisième Secret par le mouvement anti-Fatima du Vatican soulève plus de questions qu'elle n'en résout. La vision ambiguë de quatre pages «d'un Evêque vêtu de Blanc», publiée le 26 juin 2000, ne ressemble en rien au document d'une seule page contenant «les mots que Notre-Dame a confiés en secret aux trois enfants» — document vu par différents témoins et présenté en détails considérables en 1984 par le Cardinal Ratzinger. «L'interprétation» de la vision par le mouvement anti-Fatima au Vatican — selon laquelle le meurtre de l'Evêque en Blanc ainsi que beaucoup d'autres évêques, prêtres, religieux et laïcs par une bande de soldats signifie l'attentat manqué à la vie du Pape Jean-Paul II par un assassin isolé — est manifestement incroyable et certainement inventée pour favoriser la «ligne du parti» selon laquelle le Message de Fatima appartient au passé.
  • En attendant, plus de 18 ans après la prétendue «consécration» de 1984, il y a deux avortements pour chaque naissance vivante en Russie, dont la population diminue de 700 000 par an; Vladimir Putin a signé un pacte d'amitié avec la Chine Rouge; la Russie est devenue un centre mondial pour la production de pornographie enfantine; et l'Eglise Catholique est enfermée dans des restrictions légales impossibles, avec interdiction de faire converti ou même d'avoir des prêtres et des évêques résidant en permanence dans le pays (ils n'ont que trois mois d'autorisation de séjour à la fois). Suggérer qu'une nation avec de telles pratiques a commencé à se convertir à la suite de l'accomplissement de la Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, c'est une prétention aussi blasphématoire qu'absurde.
  • Tandis que les révisionnistes de Fatima continuent à dire avec insistance que Fatima appartient au passé, les guerres font rage autour du globe et le monde descend toujours plus vite dans un abîme de totale corruption. L'attaque de l'Amérique, le 11 septembre 2001 est un terrible avertissement d'une avancée toujours croissante du monde vers l'anéantissement de plusieurs nations qui, selon les avertissements de Notre-Dame de Fatima, serait le résultat du manquement à tenir compte de Ses requêtes pour la Consécration.
  • Il y a toujours eu des opposants au Message de Notre-Dame sur la paix mondiale pour la Consécration et la conversion de la Russie et des sourds aux avertissements qu'Elle a donnés au monde à Fatima en 1917. L'épisode de l'emprisonnement brutal des trois jeunes voyants par les fonctionnaires du gouvernement portugais est bien connu. Sont également riches en documents les persécutions vicieuses que les adeptes de Fatima ont endurées sous les régimes communistes et maçonniques à travers le monde.

       Moins familière à beaucoup, cependant, est la lutte interne de l'Eglise elle-même par rapport au Message de Fatima et son importance permanente toujours actuelle. Malgré l'approbation officielle des apparitions de Fatima, demeure aujourd'hui un groupe petit mais puissant à l'intérieur de l'Eglise, qui travaille activement à étouffer le Message entier de Notre-Dame.

       Cependant des millions d'âmes regardent encore vers le Message de Fatima avec foi et espoir, continuant à croire que la Mère de Dieu n'est pas venue en vain sur la terre. Unis dans une association de base, plus de CINQ MILLIONS de personnes ont adressé une pétition au Pape pour la Consécration de la Russie et la entier, public révélation du Troisième Secret.

       Nous avons présenté cette chronologie dans l'espoir de donner à tous les Catholiques et à d'autres hommes de bonne volonté, l'occasion de juger les faits par eux-mêmes. Nous avons évité d'inclure tout témoignage ou document non certifié dont l'authenticité puisse être mise en question.

       Nous encourageons fermement tous ceux qui cherchent la lumière salvatrice du Message de Notre-Dame de Fatima à se joindre à nous pour demander à notre Saint-Père le Pape et aux autres gouvernants de l'Eglise de libérer Sœur Lucie de sa condamnation à 42 ans de silence et de révéler publiquement dans sa totalité le Troisième Secret de Fatima. Des formules de pétition et des informations supplémentaires sont gratuitement à votre disposition.

       Nous vous prions de nous aider en portant ces informations à l'attention de votre famille, de vos amis et collègues. Les enjeux ne sauraient être plus élevés: la paix du monde d'un côté, ou l'anéantissement de plusieurs nations de l'autre; le salut de millions d'âmes ou la perte de millions d'âmes pour l'éternité.

       Comme toujours, Dieu laisse entre nos mains le choix du bien et du mal. Il nous donnera la grâce d'agir, mais Il ne nous forcera pas à faire ce qui est juste. Faire ce qui est juste est notre devoir en tant que Catholiques devant Dieu. Faisons ce qui est juste, en respectant le Message de Fatima envoyé par le Ciel — pour l'amour de nous mêmes, de ceux que nous aimons, de l'Amérique, de notre patrie et du monde entier.

En Jésus, Marie et Joseph,

Père Paul Kramer
B.Ph., S.T.B., M.Div., S.T.L. (Cand.)

 


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